Les albums au fond souvent blanc du moment #1

IMGP5823Duncan veut dessiner. Les crayons, eux, lui ont écrit… et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas contents! Ils expriment chacun leur mal-être, leur colère ou leurs désirs à travers une lettre au petit garçon. C’est celles-ci que l’on va lire tout du long de l’album.

Le BLEU par exemple : il est la couleur préférée de Duncan. Il souffre d’être trop utilisé et de sa toute petite taille. Il invite Duncan à moins l’utiliser / le GRIS est fatigué : colorier les éléphants, les hippos, etc. (ce sont de groooos animaux) est bien fatigant : il veut une pause!) / le ROSE en a assez d’être délaissé et le BEIGE ne veut plus être mis de côté… etc. etc.

Duncan va-t-il finalement dessiner? et si oui, avec quels crayons, et comment va-t-il les utiliser? Cet album épistolaire est super original et est illustré de manière espiègle par Oliver Jeffers!

Rébellion chez les crayons de Drew Daywatt. Illustrations d’Oliver Jeffers. Kaléidoscope.

IMGP5821

escargot sort faire ses courses

il sort sa tête et ses cornes

 

puis il sort ses yeux

et soudain voici qu’apparaît sa queue

 

le voilà tout en entier!

 

allez

 

Est-ce l’escargot qui est particulièrement lent? Le texte va-t-il plus vite que l’image?

En tout cas, en face de “il sort sa tête et ses cornes”, il n’y a qu’une coquille. L’auteur encourage l’escargot à sortir sa tête et ses cornes, ça tarde…

allez

GO

L’escargot prend son temps… Quand il est enfin sorti, et bien, le livre est fini… ahhh, ça énerve l’escargot! Alors, il repart, doucement.

Très graphique, cet album est tout étonnant. Il a été conçu dans les années 70 par Elena et Jan Kroell, un couple de designers et architectes suisses. Où est le début, où est la fin? On recommence?? Le décalage texte et images est très réussi!

Go escargot go! de Elena et Jan Kroell. Rouergue.

IMGP5824La pluie réveille un enfant de sa sieste. Maman rentre le linge, l’enfant met ses bottes et son ciré. Il va goûter la pluie, observer les gouttes sur les fleurs, contempler ce qui se passe tout autour de lui. La pluie cesse. Papa étend le linge à nouveau. Pendant ce temps-là, le chat continue de dormir.

Quand il pleut est un album contemplatif d’une simplicité rare. C’est très beau…

Quand il pleut de Junko Nakamura. MeMo.

“Maps help us understand and navigate the world.”

J’aime les cartes! Rappelez-vous de ce sublime CARTES-là !

Les cartes nous aident à mieux comprendre le monde et nous invitent aussi à rêver…

Voilà de quoi alimenter de nouveaux songes et contenter vos mirettes ;-)

IMGP4946 IMGP4947

A map of the world, The World According to Illustrators and Storytellers est un superbe recueil de cartes. Les continents, pays, villes et quartiers sont représentés en dessins, pictogrammes, pixels, typographies diverses, … autant de visions du monde par des illustrateurs et artistes contemporains.

Quelques images :

IMGP4950

Les cartes de Jon Frickey

IMGP4952

Reykjavik Center par Borgarmynd

IMGP4955

San Francisco Map par Borgarmynd

IMGP4956

The Hand drawn map of London par Jenni Sparks

2013-03-26

The Hello Map by Hello Yellow Studio

IMGP4960

Oliver Jeffers

IMGP4963

Good Toys Europe par Khuan + Ktron

IMGP4964

London cut-paper map par la Famille Summerbelle

 

En résumé : A map of the world =! La préface est de Antonis Antoniou. C’est paru chez Gestalten en début d’année et c’est au prix de 39,90 euros. Pour en voir un peu plus, filez sur le Pinterest de l’album.

❤ Oliver Jeffers ❤

Oliver Jeffers – Picture Book Maker par Oliver Jeffers himself!

“I’m really lucky, I gotta do what I love for living”

Dans cette vidéo, Oliver Jeffers raconte ce qu’il fait au quotidien, on voit ses crayons, ses pinceaux, il raconte comment les idées lui viennent, comment un livre naît, comment le livre et les histoires sont au centre de tout pour lui…

 

Fin mars 2013, son dernier album, This Moose belongs to meCet élan est à moi paraîtra chez Kaléidoscope!

“Etre différent devint à la mode…”

Ce que les Ohé avaient de particulier…

… c’était qu’ils étaient tous pareils.

Quand Rupert décide d’être différent, il se tricote un pull-over. Au début, il est seul à être différent. Et ça lui plaît !

Et puis, ça plaît aussi à Gillespie. Qui se tricote un pull-over. Ainsi, ils sont 2 à être différents.

« Etre différent devint à la mode… »

Les Ohé se tricotent tous un pull et « ils devinrent bientôt tous différents. »

Rupert, lui, se dit « que porter un chapeau serait une bonne idée. »

Héhé… mais jusqu’où cela ira-t-il ??

Oliver Jeffers signe un album minimaliste avec peu de texte et peu de couleurs, mais un propos fort et beaucoup d’humour : comment se différencier des autres? Mais surtout ViVe la différence !

Ici, des images de l’album sur le site de l’auteur ; et une vidéo de présentation de l’album (en anglais) :

.

Le nouveau pull-over d’Oliver Jeffers. Kaléidoscope. 13,20 euros.

Challenge “Je lis aussi des albums” –10–


Attention
attention, encore un swoush!! cet album se lit, se relit, se rerelit,
etc. Et entre chaque lecture, vous ne pouvez que vous dire « oh
là là, mais qu’est-ce que c’est beau, qu’est-ce que c’est juste,
qu’est-ce que c’est bien dit… »


La
perte d’un être cher peut amener à verrouiller son coeur. C’est ce
qui se passe pour la petite fille de cet album. Elle
va mettre son coeur en bouteille et se l’accrocher autour du cou.
Ainsi, elle n’aura plus de sentiments, elle ne s’attachera pas… et
du coup plus de déceptions.

Mais
elle s’ennuie, ne s’intéresse plus à rien, ne ressent plus rien, et
en plus de ça, la bouteille est lourde… Qu’à cela ne tienne,
« au-moins, son coeur était en sûreté ». Jusqu’à
la rencontre inattendue d’une enfant plus petite pleine
de questionnements. L’envie
de parler, d’aimer revient, mais comment  la petite fille va-t-elle
déverrouiller son coeur?

Et
bien, il faudra qu’elle se laisse approcher…

Regardez cette illustration géniale…

©Oliver Jeffers, Kaléidoscope, 2010.

Cet
album est une merveille de sensibilité.
Le rapport texte-images est grand et l’un se peut se passer de l’autre, tout se répond. Les illustrations sont
pleines de douceur, en même temps que le propos d’Oliver Jeffers est
puissant. Voilà encore un grand album en ce mois de mars!

Le
coeur et la bouteille d’Oliver Jeffers. Kaléidoscope.
13 euros.

La
Soupe
a également aimé!!


***

et j’en suis à 12 albums (sur 24) pour le challenge Je lis aussi des Albums.



“Le pingouin semblait triste, alors le petit garçon pensa qu’il s’était perdu.”

Un jour, un pingouin se présente à la porte de la maison du petit garçon. Celui-ci pense qu’il est perdu, il va alors tout faire pour que l’animal regagne son pays : le Pôle Nord. Le petit garçon prépare activement l’expédition et pendant ce temps, il apprend à mieux connaître le pingouin.

Une fois arrivés au pays du froid, le pingouin n’a pas l’air moins perdu qu’au début de l’histoire. Le garçon laisse quand même celui avec qui il a passé les derniers jours, va pour retrouver son logis mais bien vite il se sent mal…

Le garçon passe quelques minutes ainsi, il réfléchit et trouve la raison de son soudain mal-être :

“Le pingouin n’était pas perdu.

Il était juste un peu seul.”

Ni une, ni deux, le garçon fait demi-tour et retrouve bien vite celui qui est vite devenu son ami.

***

Voilà un très bel album sur l’amitié, tellement réussi et attachant qu’on aurait envie de vivre la même histoire. Les illustrations d’Oliver Jeffers sont douces et émouvantes et ont un petit goût d’Olivier Tallec qui n’est pas pour me déplaire!

Perdu? Retrouvé! d’Oliver Jeffers. 12.50 euros en “grand format chez Kaléidoscope, ou 5.50 euros en format souple dans la collection Lutin poche.

Un autre très bel album sur une amitié indéfectible : Petite beauté d’Anthony Browne, chez Kaléidoscope.

Un album au goût de Petit Prince..

à Jen..

C’est l’histoire d’un petit garçon qui fait un voyage à bord d’un avion, mais en cours de route, il a un problème de carburant et le voilà obligé de s’arrêter sur la Lune..

Un extraterrestre fait un voyage à bord de son vaisseau spatial mais en cours de route, il a des ennuis et lui aussi se voit obligé de faire halte sur la Lune.

Tous 2 ont très peur, il fait noir.

“Puis leurs yeux s’habituent à l’obscurité et ils s’aperçoivent qu’ils partagent les mêmes ennuis.

Ils ne sont plus seuls désormais.”

Heureusement, ils se rencontrent et vont s’entraider! Et quand ils doivent se quitter, ils sont bien tristes.

Voilà une jolie histoire d’amitié très bien illustrée -qui se termine sur une jolie pirouette!- Un bel album tendre et émouvant!

L’avis de Mélanie et d’Eolune! et le site d’Oliver Jeffers.

On rentre à la maison d’Oliver Jeffers. Kaléidoscope. 12.50 euros.