
Arthur est orphelin. Il a 7 ans, il est extrêmement riche et a tout ce dont il peut rêver mais il s’ennuie. Spectacles de clowns ou de magiciens, rien n’y fait…
« Mais quelle attraction
Pourrait consoler
Un cœur orphelin ? »
Arthur s’ennuie avec les humains. Les vivants. Quand Arthur déclare vouloir inviter des morts pour le prochain réveillon, le majordome lui indique que « les morts étant morts, (…), Ils sont tout à fait Injoignables », ce à quoi l’enfant répond avec fort à-propos « On peut être mort Sans avoir disparu ! ». Non mais.

Des morts sont donc conviés au réveillon et Arthur les sommera de révéler les secrets de la Mort et de la Vie mais ils ne pipent pas mot. C’est l’apparition un peu plus tard de ses parents qui va réconcilier Arthur avec la vie…

Grâce à leur apparition, Arthur ira se coucher, rassuré. L’enfant les entend, il se souvient… ses parents sont encore là, dans son cœur, pas loin.
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Quel album, mais quel album !
C’est noir mais pas macabre. C’est triste mais pas larmoyant… Il y a de la fantaisie à la (Tim) Burton, de la noirceur à la (Edward) Gorey. Et quelle fin, quel espoir dans le regard de l’enfant avant qu’il s’endorme… car oui, « On peut être mort Sans avoir disparu ! ».
Quelle audace tant dans les textes que dans les illustrations… J’en suis sans voix. Derrière ce réveillon pas comme les autres, la mort et le souvenir sont abordés de manière profondément justes. Et peu importe l’argent car rien ne vaut l’amour.
Voilà encore une sortie exceptionnelle chez Grasset !
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L’étrange réveillon de Bertrand Santini et Lionel Richerand. Grasset jeunesse. 13,50 euros.
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