J’❤ “J’aime mes cauchemars” et “Le gros goûter”

IMGP5961La petite héroïne de cet album fait souvent de mauvais rêves comme de ne jamais tomber amoureuse, se retrouver nue dans la cour de l’école ou rester coincée dans l’ascenseur. Sa maman n’a de cesse de vouloir la rassurer avec de belles histoires ou de jolies choses comme « une licorne en peluche et une veilleuse en forme de grenouille ». Mais la petite fille ne veut rien de tout ça : elle aime ses cauchemars!! A bas dauphins et princes charmants, vive les monstres et les loups :-)

Avec tout ce que maman fait pour moi, mes nuits seront bientôt peuplées de gentils petits animaux mignons, de miel dégoulinant et de princes charmants tout parfaits.

Beurk.

Voilà un album au propos que l’on a peu l’occasion de lire, ça change et que c’est bon! Vive les cauchemars ;-)

❤ J’aime mes cauchemars de Séverine Vidal et Amélie Graux. Gallimard jeunesse.

IMGP5963Un gros goûter est prévu près du Petit Lac. La tortue y va… elle y va “à petits pas”… Elle se fait dépasser très facilement par plusieurs animaux, fort contents de la laisser loin derrière eux : il y aura plus à manger pour eux.

Nana la tortue ne semble pas s’inquiéter de son éventuel retard même si Lapin, Renard, Cochon et Ours la narguent. Nana continue son chemin : “c’est bien connu, toujours la tortue Nana à petits pas va.”

Quand Nana arrive près du Petit Lac, Lapin, Renard, Cochon et Ours ne sont pas là… seul un Lion est là… Que va faire Nana face au fauve??

Les auteurs du Machin font très fort avec ce nouvel album, c’est original, drôle et malicieux : un ré-gal! Le texte de Stéphane Servant est tout en rimes et c’est un bonheur à lire. Cécile Bonbon a assemblé avec talent les pièces de tissu pour représenter tous les animaux de ce gros goûter : ça se dévore des yeux :-)

Le gros goûter de Stéphane Servant et Cécile Bonbon. Didier jeunesse.

Histoires d’ours #1 (Boucle d’Ours vs Boucle d’or)

IMGP6740IMGP6743C’est le Carnaval de la forêt. Petit Ours veut se déguiser en Boucle d’Ours. Avec une jupe et des couettes ce qui fait que Papa Ours est très très mécontent :

Qui Que Quoi? Boucle d’Ours? Avec une jupe rose et des couettes blondes?

Papa Ours propose tout un tas de déguisements trèèès masculins. Mais Petit Ours n’en démord pas : il veut se déguiser en Boucle d’Ours, non mais!

Papa Ours se répète encore et encore : Qui Que Quoi? Boucle d’Ours? Avec une jupe rose et des couettes blondes? Mais c’est impossible!

Alors Maman Ours intervient, pourquoi serait-ce impossible?

un vrai OURS ne porte pas de jupe rose! Ni de couettes blondes!

Ça, c’est pour les filles, les oursonnes, les femmelettes, les cacahouètes, les hommelettes!

Papa Ours sera bien puni d’avoir osé dire pareille chose…

Oui, et même doublement puni! Papa Ours devra non seulement accepter que Petit Ours soit déguisé en Boucle d’Ours ET il devra lui-même être déguisé non pas en GRAND MÉCHANT LOUP mais en … En quoi? Je vous laisse le découvrir par vous-même ;-)

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Ahah, quel chouette album, quel bel éclat de rire!

Vive le jeu, vive le carnaval, vive les oursons déguisés en Boucle d’Ours, non mais! … et les filles en pirates, les garçons en mariées, pourquoi pas? un déguisement, c’est pour de rire, c’est pour jouer, non mais!

Cet album se moque de certaines conventions sociales avec bonne humeur, c’est drôlement bon! Bravo monsieur Servant :-)

Boucle d’Ours est signé Stéphane Servant et illustré très dynamiquement par Laetitia Le Saux. Didier jeunesse.

 

 

IMGP6744 IMGP6745Plus classique mais toujours charmant : Boucle d’or & les 3 ours. Le texte est celui qui date de 1956, celui de Rose Celli et les images sont signées Charlotte Gastaut… J’aime ses petits points, ses feuillages, la bouille de sa Boucle d’Or. Les couleurs se déploient sur les pages de droite ou sur des doubles-pages. De fins dessins, noir et orange, ponctuent certaines pages de gauche. J’❤!

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Boucle d’Or & les 3 ours de Rose Celli et Charlotte Gastaut. Flammarion.

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“On a regardé en haut, on a regardé en bas. On est allés voir ici et on a cherché là-bas.”

Je me sentais à l’étroit alors je suis sorti de là pour trouver un nouvel endroit.

Sur une branche dans un arbre, un bébé sort de son cocon et part à la recherche d’une maison en compagnie d’un chat…

Les maisons de la chouette (trop petite!) ou des loirs (trop noire!) ne lui conviennent pas. Et les bras de sa maman? Comment les trouvera-t-il?

Swoush… J’adoooore cet album, je suis soufflée par sa poésie… Ilya Green met à l’honneur l’amour maternel avec une belle finesse dans le texte et des illustrations rien moins qu’enchanteresses!

Pour toutes les images : copyright Ilya Green, Didier Jeunesse, 2013.

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Mon arbre d’Ilya Green. Didier jeunesse. 12,90 euros.

Note : Grâce à l’opération Premières Pages, Mon arbre est l’album offert en 2013 aux bébés nés dans les départements suivants : Ain, Lot, Pyrénées Orientales, Puy de Dôme, La Réunion, Savoie et Seine-et-Marne.

L’album s’accompagne d’un guide papier : Petit guide de voyage au pays des histoires, rédigé par Murielle Szac et illustré par Anne Wilsdorf qui a été mis en vidéo :

histoires d’animaux… #1 “les oreilles du lapin s’envolent de bonheur.”

L’âne s’ennuie à la ferme… Il a envie de prendre l’air, de partir en voyage. Il va retaper et préparer sa camionnette (qui n’est autre qu’un Citroën Type H –j’ai cherché :-) ) et sera rejoint par les animaux de la ferme. Ils partent à 5 un matin.

« Chacun est d’une grande utilité pendant le voyage. On ne se trompe pas de route. Les bagages sont bien rangés. On ne rate aucun virage… On chante à tue-tête. Bref, tout se passe très bien, ce voyage est une fête ! »

L’objectif est d’atteindre le détroit de Gibraltar mais l’âne y parviendra seul ! Les animaux laissent notre héros au fur et à mesure du voyage. La chèvre ne peut résister à la neige des montagnes, le lapin reste à Nogaro, le cochon à Bilbao et le coq à Séville.

pour toutes les images, copyright Irène Bonacina, Didier jeunesse, 2012.

L’âne est tout contrit d’être seul mais il continue le chemin ! Il arrive au détroit et il est content mais pas heureux… Pas loin de là, il entend du bruit, il se trame quelque chose, ça se passe sous un pédalo… c’est un voyage qui se prépare on dirait ! L’âne propose son aide à une ânesse ! Qui met les conditions à la participation de l’âne qui en est tout chaviré… de bonheur !

Yeepaa ! l’âne a trouvé l’âme sœur…

« Et pédali pédalo, avec l’ânesse, ils fendent les flots. »

De l’amitié, de l’amour, du rire, un Citroën Type H et un pédalo… autant d’ingrédients qui, bien réunis et très très très joliment mis en scène et représentés -par Irène Bonacina!- forment une histoire irrésistiblement réussie. Le voyage de l’âne est une très bonne surprise à raconter dès 4 ans !

Bauchette aime aussi.

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Le voyage de l’âne d’Isabelle Grelet et Irène Bonacina. Didier jeunesse. 12,50 euros.

“Once upon a summertime, if you recall…”

Le choix de musiques jazz est absolument extra (voir ci-dessous!) et s’écoute en boucle… Cet album-CD est exceptionnel de délicatesse et de finesse dans les illustrations. Ilya Green alterne couleurs vives, douces et sombres, quel bonheur de tourner les pages du livre…

copyright Ilya Green, Didier Jeunesse, 2012.

2 éditions existent pour ce titre : le livre-CD (à 23,80 euros) et 1 coffret en édition limitée (à 29,90 euros) où l’on trouve en plus du livre-CD une illustration sur papier velin numérotée et signée par Ilya Green.

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Les plus belles berceuses jazz, sélectionnées par Misja Fitzgerald Michel, traduites par Valérie Rouzeau et illustrées par Ilya Green. Didier Jeunesse.

ouhhh les belles illustrations #2

Charlotte Gastaut et Delphine Jacquot sont 2 de mes illustratrices fétiches et toutes 2 ont chacune 1 nouveauté sortie cette semaine!

Place à la deuxième aujourd’hui : Delphine Jacquot avec M. Offenbach à la fête chez Didier Jeunesse.

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Monsieur Offenbach à la fête est un opéra-bouffe en un acte et un souper pour un récitant, quatre solistes, petit ensemble instrumental et feu d’artifice.

Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’un opéra-bouffe?
C’est un genre d’opéra qui traite d’un sujet comique. Le terme apparaît au XIXème siècle sous la plume d’Offenbach.

Monsieur Offenbach à la fête est l’histoire de Monsieur Offenbach qui est malade. Il est obligé de garder le lit à cause d’une crise de goutte. Fort énervé, il en a oublié que c‘était son anniversaire! Ses amis ne le laissent pas tomber et vont tour à tour entonner les airs de ses personnages préférés.

J’ai un faible pour le général explosif (tableau 5) :

 

“Pas boum boum d’entrer! Je dois vérifier avant tout qu’il n’y a aucun boum boum dans la boum boum!”
(…)

Et pif paf pouf
Et tarapapapoum
Je suis moi le Général Boum Boum”

 

Et voici quelques images :

Pour toutes les images : copyright Delphine Jacquot. Didier Jeunesse, 2012.

Les illustrations de Delphine Jacquot sont juste hallucinantes de beauté. C’est d’une finesse folle, j’adore..!

Monsieur Offenbach à la fête est l’occasion de découvrir les opéras-bouffe d’Offenbach suivants : La Vie parisienne ; La Grande-Duchesse de Gérolstein ; La Périchole ; La Belle Hélène ; Les Brigands ; Les Bavards ; Geneviève de Brabant ; La Princesse de Trébizonde.

Ce nouveau livre-CD est plein de vie, de joie et de peps. Pour écouter des extraits, c’est par ici!
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Monsieur Offenbach à la fête de Gilles Avisse. Orchestration d’Hervé Suhubiette. Récitant : Olivier Saladin. Illustrations de Delphine Jacquot. Didier Jeunesse. 23,80 euros.

“P’tit Bonhomme toupille et ressort de la maison comme un diable hors de sa boîte.”

P’tit Bonhomme est le héros de 2 aventures (plus ici!) : Le P’tit Bonhomme des bois et La grosse faim de P’tit Bonhomme. La drôle de maladie de P’tit Bonhomme est la 3ème aventure de ce p’tit bonhomme irrésistible!

Ce matin, P’tit Bonhomme n’est pas dans son assiette ! Il file en 4ème vitesse chez lui et demande à ses parents ce qui peut bien lui arriver. Il décrit ses symptômes :

J’ai le ventre tout serré, le cœur qui yoyotte et les genoux qui tremblotent!

Rien que ça! Les parents de P’tit Bonhomme, eux, ne s’affolent pas et même sourient!! et lui révèlent que sa maladie est un secret. Ils ne peuvent rien dire de plus.

P’tit Bonhomme est drôlement fâché alors il va interroger les grands sous l’Abribus ! Mais… ils lui servent le même discours : « On sait ce que tu as, mais c’est un secret, et un secret, ça ne se dit pas, ça se découvre. »

Ouh là là, P’tit Bonhomme n’en revient pas… il va voir les forains, décrit son problème et rebelote, ils répètent ce qu’il a déjà entendu 2 fois. Il suffit, P’tit Bonhomme est triste et ses yeux se remplissent de larmes, il retourne à la maison et cette fois-ci, ses parents sauront lui donner un indice pour que P’tit Bonhomme découvre ce qui le rend tout patraque.

Un secret, il vaut mieux le découvrir par soi-même. (…) c’est souvent là où on récolte les problèmes que poussent les solutions. Elles ne sont jamais aussi loin qu’on le pense.

P’tit Bonhomme va donc vers la clairière, il va voir P’tite Bonnefemme…

Et oui, P’tit Bonhomme a en fait rencontré l’amour ! c’est P’tite Bonnefemme qui rend son ventre tout serré !

Ouh là là, quel coup de cœur, quel bonheur que cet album !!

D’abord, il y a P’tit Bonhomme qui continue d’être si irrésistible, il y a l’histoire de Pierre Delye qui est super bien racontée, son style est alerte…

P’tit Bonhomme pivote et tricote des pinceaux en direction de la forêt. Il va vite, si vite qu’il donne l’impression de vouloir se dépasser lui-même.

Les illustrations d’Irène Bonacina sont splendides, pleines de vie, à l’image de ce p’tit bonhomme. Et elle rend très bien tant la tristesse que la colère ou bien le désarroi de P’tit Bonhomme.

Bref, cet album est juste indispensable en ce mois de janvier !

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La drôle de maladie de P’tit Bonhomme de Pierre Delye et Irène Bonacina. Didier jeunesse. 

Voir l’article passionnant de Sophie Van der Linden.

“Pavillon noir! Hisse et haut! Piratons gaiement sur les flots… Bataille… Mitraille… Vive la canaille!” ((13ème caillou))

((j’en ai déjà parlé il y a quelques semaines mais je ressors l’article pour ce 13ème jour du mois de décembre et en fait donc le 13ème livre-caillou, je tenais à le faire figurer dans ma liste!))

En voilà un peu plus sur le merveilleux livre-CD de Peter Pan qui vient de sortir chez Didier Jeunesse!

copyright Ilya Green, Didier Jeunesse, 2011.

Le texte de J.M. Barrie est adapté par Jean-Pierre Kerloc’h de manière truculente et c’est un régal de le lire!

Bord à babar! Prenez du riz dans les basses voiles! Vissez le cacatoès et le perroquet! Bordez le phoque, dans son lit!

Tout est là, Monsieur et Madame Darling et leur quartier chic de Londres, l’envol vers le pays de Neverland, les Garçons perdus, le tic-tac et le capitaine, des batailles et le croco… sans oublier Wendy, bien sûr!

Quand Madame Darling avait voulu un bébé, Monsieur Darling avait fait ses comptes : prix des aliments, prix des médicaments, prix des vêtements, prix des sous-vêtements, des embêtements et des endettements.

Wendy fut autorisée à naître.

Puis ce fut le tour de John et Michael.

Ils passèrent de justesse.

Sur le CD, on entend Eric Pintus dire les mots de Jean-Pierre Kerloc’h, sa voix accroche. Il a des façons de dire qui restent en tête, des bouts de texte me restent en mémoire (sur le site de Didier jeunesse, il y a des extraits à écouter). L’écouter faire le croco qui croque le capitaine est particulièrement savoureux! Il y a en fond musical des musiques de Charles Mingus, le célèbre jazzman.
les illustrations d’Ilya Green mettent à l’honneur les bleus et les verts et sont tout bonnement magiques… elles hypnotisent, oui!

C’est fou ce qu’on peut découvrir dans la tête des enfants : des images, des petits gros mots, des bouts d’aventure, des bouts de ficelle, de papier, de chocolat ou de tables de multiplication… et plein de rêves changeants.

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Ce livre-CD est une merveille, c’est à écouter, à contempler encore et encore, sans risque de se lasser, à partir de 5-6 ans et sans limite d’âge!

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Peter Pan & Wendy de Jean-Pierre Kerloc’h, Eric Pintus, Charles Mingus et Ilya Green. Didier Jeunesse. 23,50 euros.

Marie aime également!

“Le jour du spectacle, la plupart des parents sont là. Les lumières s’éteignent. On entend les trois coups! Et le spectacle commence.” ((12ème caillou))

Dans une école, il y a une classe. Dans la classe, il y a la maîtresse et des enfants. Au fond de la classe, il y a un théâtre en carton… qui sera au coeur de cet album. La classe a monté un spectacle que l’on va découvrir : “La princesse qui n’avait aucun poney”. L’histoire d’une princesse qui pleure de ne pas avoir de poney mais le prince du château d’à côté va l’aider à trouver un beau destrier…

Cet album est spectaculaire par ses illustrations, ça déborde de vitalité, les couleurs sont riches et le grand format sert particulièrement bien le talent d’Aurélia Grandin. Et quelle bonne idée d’aborder le théâtre, c’est original et réussi. Bref, ce théâtre en carton est une merveille, à lire, contempler, et relire dès 4 ans.

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Le théâtre en carton d’Aurélia Grandin. Didier Jeunesse. 16,90 euros.

“potok, potok, potok / plitch, plitch, plitch / platch, platch, platch / plapata, plapata, plapata” ((10ème caillou))

Le fermier prépare le repas du réveillon. La poule (potok, potok, potok), le chat (plitch, plitch, plitch), la vache (platch, platch, platch) et l’âne (plapata, plapata, plapata) ne veulent pas être mangés ! Ils se réunissent…

potok, potok, potok

plitch, plitch, plitch

platch, platch, platch

plapata, plapata, plapata

… et s’enfuient! Ils ont froid, ils courent… et voient de la lumière au loin! Ils vont vers la petite maison d’où vient la lumière. La maison est habitée par une petite grand-mère qui est toute triste et qui rêve en cette veille de Noël d’avoir une vache qui lui donne du lait, un âne pour l’accompagner, une poule dans son poulailler et d’un chat pour la réchauffer…

La grand-mère accueille avec force joie et sourires ces 4 animaux et ils ne se sont plus jamais quittés !

© Andrée Prigent, Didier Jeunesse, 2011.

Voilà un nouvel album dans la collection “à petits petons” de Didier jeunesse qui permet d’aborder Noël de jolie manière! Ce conte est très bien construit, avec un texte savoureux de Praline Gay-Para et les belles linogravures d’Andrée Prigent… C’est à raconter aux petits dès 3 ans !

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Quatre amis dans la neige de Praline Gay-Para et Andrée Prigent. Didier jeunesse, 11 euros.