De la situation économique des librairies en France : revue de presse

Plusieurs liens -des articles à lire et des émissions à écouter- sur les librairies et leur situation économique.

La situation économique et financière des librairies indépendantes / étude xerfi 2013 (PDF)

La situation économique des librairies indépendantes ne cesse de se dégrader. C’est le bilan d’une étude couvrant la période 2005 à 2012 et réalisée pour les deuxièmes Rencontres nationales de la librairie, qui se tenaient ce dimanche et lundi à Bordeaux. Des tendances inquiétantes complétées par un panorama international inédit. 

(un dimanche de la fin mai 2013 : vive ma maman, les albums et les biscuits sablés!)

Hier, j’ai commencé la journée avec la lecture de plein d’albums. Le premier a appelé le 2ème, ils se sont enchaînés… J’ai débuté par 3 nouveautés. La folle journée de Colibri (Natali Fortier chez Albin Michel jeunesse). Je l’avais déjà lu maintes fois mais je restais comme extérieure. Là, ça m’a parlé. J’étais prête aujourd’hui pour la folle journée de ce petit oiseau). La Déjeunite de Mme Mouche : Et autres tracas pour lesquels elle alla consulter le docteur Lapin-Wicott (Elsa Valentin et Fabienne Cinquin à l’atelier du poisson soluble) est à placer dans la catégorie des “indescriptibles et indispensables” et Ici, c’est chez nous (Stéphane Servant et Carole Chaix. Rue du monde) est juste une merveille. Sobre et plein de sens.

Les splendides pages de titre de l’album Ici, c’est chez nous m’ont rappelé des illustrations de l’album La fille verte (Vincent Cuvellier et Camilla Engman. Gallimard jeunesse) et j’ai eu envie de le relire. Puis l’héroïne de Vincent Cuvellier m’a fait penser à Charlotte dans Chien Bleu (Nadja, l’école des loisirs) et Charlotte m’a fait penser à Oméga dans Oméga et l’ourse (Guillaume Guéraud et Beatrice Alemagna. Les Grandes Personnes).

Chien Bleu était placé pas loin dans ma bibliothèque de Blaise et le château d’Anne Hiversère (Claude Ponti, l’école des loisirs) et comme j’aime beaucoup Pète et Répète et l’éclapatouille de la farine, je n’ai pas résisté à une énième relecture. Puis j’ai re-re-re-repris Ici, c’est chez nous (je l’adore, c’est bien simple!) et j’ai eu envie de me replonger dans un autre album illustré par son illustratrice Carole Chaix : Paradiso (texte de Franck Prévot. L’édune).

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J’ai lu La Déjeunite de Mme Mouche : Et autres tracas pour lesquels elle alla consulter le docteur Lapin-Wicott et Ici, c’est chez nous + 2 aventures de Poka & Mine (Kitty Crowther. Pastel) à voix haute à mon amoureux et il a aimé ça ; on a écouté les nouveaux albums de Daft Punk et CocoRosie en fin de la journée et on s’est dit qu’ils feraient partie des musiques de notre prochain road-trip aux Etats-Unis.

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Hier, c’était la fête des mamans ; en ce moment, il fait froid, ce n’est toujours pas le printemps et le mistral est énervant (on est bientôt au mois de juin mais je porte encore mes bottines et je mets des robes en lainage. C’est perturbant…).

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Samedi à la librairie… j’ai aimé redécouvrir les 5 affreux (Wolf Erlbruch, Milan) grâce à une super conteuse // j’avais les yeux fort gourmands quand j’ai découvert les sablés-oursons homemade dans leur boîte livrée pour moi (merciii Virginie!) // et j’ai a-do-ré recevoir le faire-part de naissance de la petite soeur de 2 petits clients chers à mon coeur…

La semaine dernière, je me suis énervée quand j’ai découvert que la poste avait pris mon adresse d’expéditeur pour l’adresse destinataire d’un petit paquet que j’avais préparé pour elle pour son anniversaire alors je l’ai renvoyé…

photoet puis je me suis encore offert un petit plateau (Maisons du monde).

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© Carole Chaix, Rue du monde, 2013.

Hier, il y avait la “manif pour tous” à Paris et je ne comprends pas qu’on puisse brandir des slogans comme j’en ai vu sur des images du rassemblement. Dans Ici, c’est chez nous (encore lui :-) ), il y a une grande double page que j’adore. Je l’aime encore plus depuis que j’ai remarqué que l’on peut voir y voir 2 hommes s’embrasser.

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La semaine dernière, j’ai entendu plusieurs fois à la librairie “je viens exprès chez vous, je ne vais pas commander sur Ama***”. Et ça m’a fait immensément plaisir à chaque fois.

Rappel : aller chez son libraire est un acte citoyen!

Ama*** ne lit pas les livres, ne paie pas d’impôts, ne s’enthousiasme pas pour un texte et ne le défend pas. Ama*** ne prend pas de risque, Ama*** est énormissime et ne respecte pas grand chose… bref, allez chez votre libraire !

Vous vous souvenez de I ♥ mon libraire? je le remets en lien!

De plus, un groupe a été créé tout récemment sur Facebook par la très active communauté Improbables Librairies, Improbables Bibliothèques :

J’achète mes livres dans une librairie indépendante

et je demande à mes ami(e)s d’en faire autant!

Allez-y!

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C’est aujourd’hui que sort officiellement le nouvel album de CocoRosie!

et maintenant, je vous dis

Bonne semaine ! ;-)

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(et vive les sablés en forme de coeur :-) )

Un livre, une rose 2013

Aujourd’hui, c’est la fête de la librairie par les libraires indépendants.

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À l’occasion de la journée mondiale du livre et du droit d’auteur,

450 libraires indépendants de France et de Belgique francophone 

fêtent la librairie le samedi 27 avril.

Un livre est édité chaque année et est offert aux clients ce jour-là.

Le livre de cette année est un beau recueil de photographies mettant en lumière le métier de libraire.

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le libraire, tel un chef d’orchestre, cherche, chemine, remplit, installe, réceptionne, écoute, voit, sent, explique, range, classe, pense, place, vide, couvre, pointe, achète, comptabilise et enfin fait le Z!

Marie-Rose Guarniéri

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Pour en voir encore plus sur ce joli livre,

filez par ici : Bauchette en parle très très bien!

et rendez-vous dans les librairies!

I ♥ mon libraire

2012 en librairie…

*En 2012, la TVA sur le livre a changé et est passée de 5,5 à 7%. Elle sera à nouveau à 5,5 en 2013, mais cette hausse cette année a laissé des librairies exsangues et les a fragilisées.

*2012 en librairie, c’est de nouvelles pratiques de consommation qui se mettent en place (achats en librairies vs Internet).

A la librairie, si je dis qu’il faut compter 3-4 jours pour avoir 1 référence, j’entends de plus en plus souvent « je vais commander sur internet (sous-entendu, sur Amazon) ». C’est la loi du « tout et tout de suite ». Je ne suis pas en train de dire que je suis anti-Internet et encore moins contre les sites Internet de libraires marchands! Je ne vise ici que les Amazon et consorts. Les lieux où nous nous rendons pour acheter ont une importance et il est possible d’être citoyen sur le net également : choisir une enseigne de libraire sur le net pour réserver un titre et/ou le commander plutôt qu’Amazon. Je reproduis ici un peu de l’article de Bauchette qui exprime très bien ce que je veux signifier : Contrairement aux apparences, le libraire indépendant n’est pas en retard sur l’e-commerce. Pour les personnes qui n’aiment pas se déplacer en ville ou qui n’en ont pas le temps, sachez que la plupart des librairies indépendantes ont un site internet de qualité qui met en ligne notamment les coups de coeur des libraires et permet bien souvent la vente avec des systèmes de paiement sécurisés.”

*Il y a de nouvelles formes de lecture. L’arrivée du numérique interroge et je ne sais pas quel tournant va prendre la profession.

En tout cas, les enfants aiment toujours lire –à en croire cette étude ! Gallimard Jeunesse en association avec le Parisien / Aujourd’hui a confié à Ipsos MediaCT la première grande étude nationale sur les nouvelles pratiques de lecture chez les jeunes de 7 à 15 ans. 1 000 enfants et adolescents ont été interrogés. Les résultats ont été présentés par Ipsos au 28ème Salon du livre et de la presse jeunesse, le 3 décembre.

*Aux Assises Régionales de la librairie indépendante organisées à Toulon en octobre 2012, le mot d’ordre était : Parce que la librairie est un commerce fragile, parce que les ventes en ligne s’accélèrent, parce que beaucoup de librairies vont être à vendre et qu’elles ne trouveront pas facilement repreneur, parce que les fermetures se multiplient, parce qu’une librairie c’est plus chaleureux qu’un site internet, parce que dans une librairie il y a des libraires, parce que passer un marché avec une librairie voisine offre des services de proximité incomparables et vivants, parce que les éditeurs font 30 % de leur chiffre d’affaires en librairie, parce qu’un minuscule 0,3 % des financements publics du livre va à la librairie et qu’elle mérite davantage, parce qu’une ville sans librairie c’est triste…

Acheter un livre en librairie, c’est un choix, c’est un acte militant !

Je suis libraire et j’en suis fière. C’est un métier fragile et cette fin d’année est l’occasion pour moi et quelques autres libraires (Bauchette, Eliabar, , This Pretty Thing) de parler et mettre à l’honneur ce métier commun. Il y a une passion qui nous anime, ce métier nous est cher, LIBRAIRE, c’est un métier-passion qu’on ne fait pas par hasard et qu’on exerce dans l’idéal dans des lieux que l’on nomme librairies. Des lieux fragiles qu’il faut préserver

Copyright Plonk & Replonk

Etre libraire, c’est quoi ?

C’est lire et mettre en avant des coups de cœur particuliers. C’est faire des choix dans les titres et les quantités. C’est recevoir des clients et les orienter vers ces choix si l’âge et/ou la personnalité du lecteur semblent correspondre. C’est sortir des étagères des références qui ne sont pas forcément des nouveautés, c’est garder en mémoire des références lues des années auparavant. Etre libraire, c’est travailler avec des éditeurs, des grands et aussi des petits. C’est promouvoir des artistes, des auteurs confirmés ou de jeunes auteurs et/ou illustrateurs.

Etre libraire, c’est pour moi me laisser envahir par les émotions que m’apporte tel titre ou tel autre… C’est être émotionnée par de nouvelles parutions et l’arrivée des cartons, c’est m’enthousiasmer parfois des mois à l’avance sur une sortie…

Etre libraire, c’est échanger avec une autre personne, c’est un ressenti, c’est une affaire de feeling.

Etre libraire, c’est être un passeur de livres, un passeur d’histoires.

Etre libraire, c’est aussi être à l’affût des factures et vérifier que les conditions négociées avec les représentants soient respectées, c’est payer des factures, c’est installer une expo, faire de la promo pour les animations qu’on met en place –lecture, dédicace, atelier, etc., donner des affiches, ranger, faire des piles, regrouper par thématiques, refaire les piles, vider des cartons, des bacs, faire des retours, faire les paquets cadeaux, joindre un marque-pages, ranger des livres oubliés, partir le soir avec des nouveautés dans son cabas, c’est être informé sur ce qui se passe dans le monde et dans son quartier…

Où acheter ses livres ?

En librairie ! On a la chance d’avoir des milliers de librairies partout en France grâce à Jack Lang et à sa loi sur le prix unique du livre.

Une loi sur le prix unique du livre?

Oui, en France, depuis janvier 1982, les livres sont soumis à la « loi Lang », ou loi sur le prix unique du livre. Cette loi a été instaurée entre autres pour préserver un réseau dense de librairies en France. A ce titre, le prix d’un livre est fixé par l’éditeur et la remise accordée sur un livre est de 5% au maximum.

Ici, vous trouverez un article de Jean-François Sourdais (il a créé la librairie L’Eau Vive en Avignon), qui parle plus spécifiquement des librairies jeunesse, mais on peut élargir à toute la profession.

« La loi Lang est à l’heure actuelle le seul rempart (et tant pis si je parle du livre en des termes bien guerriers…) contre la pensée unique et le seul garant des libertés. »

Madeline Roth pour Citrouille, le 20 mars 2008.

C’est peut-être guerrier, mais je partage complètement cet avis. La loi Lang permet aux librairies indépendantes d’exister encore aujourd’hui. Et c’est par là même que la création est toujours possible, que des petites maisons d’édition peuvent être créées, que la diversité culturelle existe.

Copyright Bruno Heitz

En France, on est donc privilégiés grâce à cette loi : les livres sont au même prix partout. Que ce soit chez votre libraire de quartier, chez Mollat ou au Dragon Savant, en Corse ou en Bretagne, en maison de la presse, au Relay H de la gare, chez Carrefour ou Auchan, à la FNAC ou sur Amazon, le prix du livre est le même.

Ce qui diffère entre ces différents lieux, c’est le libraire, le conseil, l’assortiment proposé et la connaissance des livres. Dans les librairies, il y a des personnes ! Des vendeurs, des libraires, des gens responsables d’un rayon qui ne mettent pas seulement des livres sur les étagères mais qui les choisissent, les lisent (pas tous cependant :-) ) et peuvent vous conseiller si vous cherchez un cadeau de naissance, un livre à offrir à un enfant de 8 ans qui n’aime pas trop lire des romans, un cadeau pour une dame qui va fêter son 60ème anniversaire.

Un libraire peut établir des listes bibliographiques, rechercher l’histoire qui conviendra le mieux à la personne dont vous lui direz quelques mots, se souvient de ce qu’il vous a conseillé la dernière fois et peut tisser à partir de là d’autres chemins de lecture qu’il proposera…

-Si vous voulez le tome 4 d’Harry Potter, le dernier Goncourt des lycéens, un album illustré par Edward Gorey, les Chroniques de San Francisco, un album de Murena ou de la série Où est Charlie ? et que vous ne savez pas où les trouver, on vous les indique.

-Vous avez envie de voir des nouveautés, vous pourrez les regarder…

Un libraire sourit, parle, il est vivant. Et c’est plus agréable qu’un site Internet, non ?

Une librairie, c’est fragile donc défendez votre libraire !

Une librairie, c’est fragile car la marge que gagne un libraire sur un livre vendu est minime. Une librairie prend des risques, doit équilibrer les ouvrages dits « de fonds » (les titres à avoir en rayon même s’ils ne sont pas récents) et les nouveautés, paie des impôts…

Une librairie, c’est fragile car on n’a pas l’assise financière d’un groupe comme les GSS ou d’Amazon, Amazon qui par contre ne paie pas d’impôts !! (Introduction de l’article de Livres Hebdo du 3 décembre 2012 : La holding luxembourgeoise d’Amazon, qui gère les droits d’exploitation internes au groupe, n’a payé aucun impôt sur ses bénéfices en 2011 selon la Commission britannique des finances.)

1 librairie, c’est 1 commerce de proximité. 1 librairie a une place qui a son importance dans une cité, petite ou grande. C’est un lieu de culture. « Les libraires sont les garants de la bibliodiversité » (l’atelier du poisson soluble).

Libraire est une superbe profession, c’est le métier que j’ai choisi et que j’espère exercer longtemps… c’est une profession qui a besoin de vous pour qu’elle perdure, qui a besoin de vous en vrai dans ses murs.

Copyright L’atelier du poisson soluble

***

Vous l’aurez compris,

les libraires indépendants ne se laisseront pas enterrer sans réagir,

sans se battre,

mais pour ça on a besoin de vous !

Si vous aussi, ça vous tient à cœur, n’hésitez pas à reprendre le logo et à relayer sur votre blog!

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I ♥ mon libraire

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mercredi 12 décembre, 22h30. je suis épatée par toutes ces réactions, ces messages d’encouragements, vos commentaires, vos redirections, merciiiii à tous et toutes, vraiment, ça fait très très chaud à mon coeur de libraire!

Les relais :

Lustucru, La Soupe, Sous le parasol, sanchone, Bouma, Pépita, Toute Petite, Le cabas de Za, Juliette, Plein les mirettes, Nancy, Midola, Marie, Charlotte, Cécile Hudrisier, Faelys, La Blonde, Miss Tartine, Agnès, Mymi Doinet, Géraldine Collet, L’Eau Vive, Clarabel, Carole, Aifelle, Hélène, Lilibulle, L’or des chambres, Cécile, Rose, Claire, Isa, la librairie Neverland,

(Si je vous ai omis, veuillez m’excuser et n’hésitez pas à vous manifester, laissez votre lien dans les commentaires, je relaierai sans faute!)

“Le spectacle du Ciel Suscitait tant de questions… Des questions sur la Mort, Des questions sur la Vie Bref le genre de questions À faire des insomnies”

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Aujourd’hui à la librairie, le téléphone n’arrêtait pas de sonner ; une jolie Lou m’a offert un marque-pages fait de ses mains ; un maître de conférences a proposé de m’interviewer ; les nouveautés continuent de tout envahir, le nombre de caisses à ranger est affolant… il y en a de partout, par terre, dans des cartons, sous les tables enfin bref, c’est carrément la panique et last but not least, au courrier aujourd’hui, j’ai découvert “L’étrange réveillon” (chez Grasset jeunesse, sortie officielle demain en librairie!) doublement dédicacé rien que pour moi… Yeepaa!!! ((Merci Valeria, merciiii les auteurs!!))

((Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, les événements non plus et je ne sais pas où donner de la tête!))

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octobre en librairie…

Dans 2 mois, ce sont les fêtes de fin d’année. Au supermarché cette semaine, il y avait l’installation des chocolats de Noël… J’ai porté mes sandales jusqu’au 14 octobre inclus et voilà c’est fini. Le frais a gagné la côte méditerranéenne.

Hier soir, j’ai lu des histoires de Noël, moi qui d’ordinaire les fuit. Mais j’ai eu la demande d’une cliente que j’aime beaucoup qui veut que je lui indique des choses bien alors je vais me mettre à la page (et le fait est que j’ai bien apprécié!).
À la librairie, on est blindés en coffrets divers, parfois improbables mais toujours variés (“minis sandwichs”, des Pokemon et autres Beyblade, des petits biscuits, des sets à mojitos et le coffret du castor junior…). Mon rayon est plein comme 1 œuf depuis 3 semaines et je ris nerveusement en voyant les caisses débouler inlassablement. Je mets 4-5 jours à traiter les nouveautés parce qu’il n’y a tout simplement pas de place : je ne sais plus où mettre les albums, les livres-cd, tous mes préférés, tout arrive en même temps et je sais bien que les libraires répètent tous la même chose au même moment mais cette année j’ai l’impression que c’est le sommet de l’apothéose du pompon : mais qu’est-ce que c’est que tous ces stocks???
Je pose par terre.. J’entasse l’air de rien, mes piles sont improbables et se cassent la figure..

J’enrage intérieurement parce que tout arrive en même temps, c’est le fameux mois d’octobre-cauchemar pour les libraires et qu’on n’a pas le temps de découvrir alors les tueries s’enchaînent et s’accumulent. Il y a 1 bonne vingtaine d’albums, 1 trentaine de romans, 1 quinzaine de docs dont je voudrais *absolument* parler ici mais le fait est que les journées sont longues à jongler entre les animations à organiser, à communiquer et s’occuper des inscriptions pour des ateliers, faire la promotion d’une lecture, d’une dédicace, à établir des bibliographies et les commandes des instits de fin d’année… les jours s’enchaînent sans que je prenne le temps de photographier mes préf-de-préf et d’écrire ne serait-ce qu’une petite phrase d’accroche… mais les berceuses jazz vont constituer l’exception pour cette fin de semaine!

“Un voyage de mille lieues commence toujours par un pas.” (Lao Tseu)

Ma couverture avance tout doucettement (106 carrés). Il fait bleu par ici, mais quand même un peu plus frais la journée et nuit plus tôt le soir… bref, l’automne n’est pas loin ! Je lis plein de magazines, j’ai découvert Fricote et je suis fan du nouveau Milk Decoration. J’écoute Diagnostic d’Ibrahim Maalouf et le premier album de Lou Doillon. Je déjeune régulièrement Chez Simone (que Télérama aime !) et ses muffins à la groseille sont à se damner (ceux à la myrtille sont vraiment-très-bons-aussi !).

Septembre, c’est la rentrée… et c’est pas forcément réjouissant mais c’est traditionnellement le temps où il y a pas mal de bons mots à la librairie. En voici quelques uns qui m’ont particulièrement plu !

-« Je voudrais le Platon de Banque » (Le Banquet de Platon).

-dans une liste de lecture, il y a des titres parfois étranges comme « la hola de maupassant » (Le Horla) ou « l’exil en terre sauvage de michel » (Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier)

-« C’est où les castors de poche ? » (comprendre la collection Castor Poche chez Flammarion)

-J’indique à 1 jeune fille qu’il faut aller au 1er étage au rayon scolaire pour trouver la référence qu’elle cherche.

Elle me répond « il faut monter pour aller au 1er ? ».

-1 mère et son fils sont à la recherche d’un cadeau d’anniversaire pour une copine du jeune homme. Ils sont devant les collections de mini-livres de cuisine Marabout et Larousse « que faire avec des Speculoos, Nutella, crème de marrons », etc.

Devant le « que faire avec du Kiri », la mère demande –un brin sèchement– « ta copine, elle aime le Kiri ? ». Le jeune homme : « beeeen, je sais pas… »

La maman : « comment ça, c’est ta copine et tu sais pas ça ? »

-1 dame souhaite faire cadeau d’un album à 1 enfant de 5 ans. Je lui présente un « à petits petons » chez Didier, la série Pomelo chez Albin Michel et « Oh non George ! » chez Thierry Magnier… et là, elle me dit tout de go « mouiii, mais je voudrais quelque chose de plus imagé, de plus marginal… enfin de plus joli quoi ».

J’ai connu un grand moment de solitude, j’ai sorti d’autres titres des étagères et je sais plus du tout avec quoi elle est partie et je sais toujours pas ce qu’elle pouvait vouloir dire par « marginal »…

“le grattedi est un jour qui n’existe que chez les poux et qui tombe n’importe quand dans la semaine.”

(extrait de Le bon docteur Poutingue, Olivier Douzou et José Parrondo. Rouergue.)

ce matin, au lever du soleil

Fin juin : il fait bleu dans le ciel et les températures montent au-dessus de 30° tous les jours. Il fait chaud et à la librairie, les représentants passent avec les programmes de la fin d’année. Hier, j’ai travaillé quelques sorties irrésistibles prévues pour le mois de septembre 2012 que je n’ai pu m’empêcher de photographier!

a t t e n t i o n   a t t e n t i o n,   v o u s   ê t e s   p r ê t s …?

copyright Benjamin Chaud. Hélium, 2012.

Yeepee!! Chez Hélium va paraître une nouvelle aventure de Papa Ours et de son irrésistible Petit Ours : Coquillages et Petit Ours (si vous ne connaissez pas, filez par là pour en savoir plus sur Une chanson d’ours, leur première aventure!)

copyright Benjamin Chaud. Actes Sud Junior, 2012.

De Corinne Dreyfuss et illustré par Benjamin Chaud, il y aura un imagier pour les tout-petits : Le petit roro (chez Actes Sud Junior).

copyright José Parrondo. Rouergue, 2012.

Au Rouergue, une histoire de poux qui ont attrapé des cheveux : ça s’appelle Le bon docteur Poutingue et c’est signé Olivier Douzou et José Parrondo!


copyright Magali Le Huche. Actes Sud Junior, 2012.

Jean-Michel va tomber amoureux dans Jean-Michel est amoureux de Magali Le Huche chez Actes Sud Junior!

Pas mal non?? Évidemment, il y a plein (vraiment plein plein!) d’autres belles choses… mais patience!

1 semaine de vacances dans le sud-ouest #2 -les librairies!

On a été dans des librairies.

A l’incontournable Ombres Blanches à Toulouse mais aussi dans de plus petites librairies.

J’ai découvert Bookstore à Biarritz et beaucoup aimé le choix qu’on y trouve.

Ma librairie préférée de ces vacances est assurément Kukuxka à Saint-Jean-Pied-de-Port.

 Des livres jeunesse en basque :

Blanche-Neige illustré par Benjamin Lacombe.

Loulou se G. Solotareff et L’agneau qui ne voulait pas être un mouton de Didier Jean et Zad

la chenille qui fait des trous d’Eric Carle!

Petite librairie (par la taille), on y trouve romans, livres pour enfants en basque et en français, des disques et tout un choix de livres sur la région.

Si vous passez par Saint-Jean-Pied-de-Port, il faut absolument que vous alliez faire la connaissance de Pacxi, le libraire. Il est véritablement passionné et passionnant.

J’ai demandé conseil concernant les contes et la mythologie basque et forte de ses conseils, je suis repartie avec Légendes basques de Jean Barbier et Pablo Tillac chez Elkar et Contes du pays basque de Michel Cosem, illustré par Amélie Jackowski chez Milan. Depuis, je me régale avec ces histoires peuplées de Basajaun et autres laminak

❤❤❤ Librairie Kukuxka ❤❤❤

3 Rue Citadelle, 64220 St Jean Pied de Port, 05 59 37 31 07

NON à la TVA sur le livre à 7%!!!

L’Assemblée nationale rejette un retour de la TVA à 5,5 % sur le livre

Les députés de droite ont repoussé les trois amendements proposant de repasser à 5,5 % la TVA sur le livre, au lieu des 7 % applicables au 1er avril.

Il faut se mobiliser, vous pouvez dire non : affiches, cartes de vœux et cartes postales intitulées « Menace sur le livre » ont été dessinées par Sempé et sont à adresser au président de la République!

Pour en savoir plus : retour sur la campagne Sempé, 1 article sur ActuaLitté.