Quelques-uns de mes préférés du moment à la librairie

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A l’heure où la vitesse et la performance sont reines, j’aimerais souligner à quel point il est utile de s’arrêter, parfois, le temps d’un livre, juste pour lire un instant.

Extrait de la préface d’Annie Rolland au livre Les mots du temps de Catherine Grive & Janik Coat (Thierry Magnier).

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Dans mon jardin, il y a une fleur qui

s’appelle Miss Carabis Carabosse soldat.

Si tu n’arrives pas à le répéter, tu seras

éliminé. Miss Carabis Carabosse soldat !

Ainsi s’ouvre Miss Carabis Carabosse Soldat, un superbe recueil (illustré par Charlotte Mollet) de 50 jeux chantés, ritournelles et autres comptines recueillies dans les cours de récré (Didier Jeunesse).

IMGP5135Les mots du temps de Catherine Grive & Janik Coat est un très bel album de mots et de photos sur le temps qui passe, plus ou moins vite… (Thierry Magnier)

IMGP5136Delphine Bournay s’est inspirée de la vie avec ses enfants pour écrire et illustrer les 3 histoires du très très drôle Pouvoir du jaguar (l’école des loisirs).

IMGP5137Panique au Mini-Market est la première des aventures de Dolorès Wilson. Cette nouvelle série de courts romans chez Les Fourmis Rouges est fort originale! Dolorès est une super-héroïne franchement pas commune et c’est à lire sans modération dès 7 ans.

IMGP5139L’ogre au pull vert moutarde est le 2ème roman de (la géniale) Marion Brunet, il est absolument excellent et bien sûr indispensable! Il fait partie de la toute nouvelle et toute belle collection Pépix, des romans pour les 8-12 ans, chez Sarbacane.

IMGP5140J’attendais avec graaande impatience L’odalisque et l’éléphant. Signé Pauline Alphen et Charlotte Gastaut, il est arrivé la semaine dernière. Je n’ai pas encore commencé la lecture… je me délecte pour le moment des magnifiques illustrations…

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(et sinon, j’ai créé aujourd’hui une page Facebook pour le blog)

Déjà fin septembre!

Rentréeseptembre et ses listes scolaires – je ne vois pas le temps passer – l’automne est là – les feuilles se parent de rouge dans le parc en face de chez moi – je mange des madeleines – c’est le mois des perles à la librairie – Charles Perrault devient « Pagnol » ou « Terro » (d’ici à ce qu’il se transforme en Totoro, il n’y a qu’1 pas!) – Scapin est je trouve particulièrement malmené et devient « scarpin », « calepin » et j’en passe…

IMGP3119On ne manque pas de bacs de livres à ranger à la librairie. Dedans, il y a mes lectures d’été que j’aime conseiller.

  • 3000 façons de dire je t’aime de MA Murail. L’école des loisirs.
  • Le lézard amoureux d’Alex Cousseau. Rouergue.
  • Double jeu de JP Blondel. Actes sud junior.
  • A comme aujourd’hui de David Levithan. Les grandes personnes.

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Il y a d’excellentes BD…

  • Chute libre de Mademoiselle Caroline. Delcourt/Mirages.

L’auteur a connu des années de dépression, plusieurs psy. C’est ce qu’elle raconte dans Chute libre et ça m’a fait swoush

  • L’amour ferme les yeux de Line Hoven. L’Agrume.

Elle est tellement belle cette BD ! Rien que son titre, L’amour ferme les yeux, est promesse d’un bon moment. Line Hoven raconte son histoire, l’histoire de ses parents, leur enfance, leur rencontre et leur difficulté à lier 2 continents… Je ne me lasse pas de contempler les splendides illustrations à la carte à gratter.

Il y a plein de très belles sorties en ce mois de septembre :

Et bientôt, il y aura…

Petite Alice aux merveilles de Lewis Carroll et Emmanuel Polanco chez Gallimard jeunesse Giboulées – L’anniversaire de Pierre Mornet chez Autrement – Jungle de Vincent Pianina chez Gallimard jeunesse Giboulées – La mer et lui de Henri Meunier et Régis Lejonc chez Notari – Lola d’Olivier Douzou – un Atlas des animaux par Emmanuelle Tchoukriel et Virginie Aladjidi chez Albin Michel jeunesse – Trompe l’oeil de Cruschiform chez Gallimard jeunesse Giboulées

Pef et Motordu

Une chouette réunion d’histoires du prince de Motordu

vient de paraître chez Gallimard jeunesse : L’école du prince de Motordu

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L’école du prince de Motordu comporte les 5 titres suivants : L’ivre de français, Le Livre de nattes, Les belles lisses poires de France, Leçons de géoravie et Silence naturel, tout sur le corps humain.

IMG_6396 IMG_6400hihi, j’adore :-) :-)

Sur France Inter le mois dernier,

Sonia Devillers recevait Pef dans son émission Le Grand Bain!

On peut réécouter l’émission ici :

Rencontre avec PEF, “père” du ” Prince de Motordu” et du “Monstre poilu”

 

Un chat, une souris, des amis… (et un p’tit concours!)

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Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis de Luis Sepulveda. Illustrations de Joëlle Jolivet. Métailié. 11 euros.

(…) la vie nous enseigne qu’il n’est pas juste que quelqu’un soit propriétaire d’une autre personne ou d’un animal (…).

C’est l’histoire de Max qui a un chat, Mix. Max va grandir, devenir adulte, s’installer à Munich dans un appartement avec Mix et poursuivre ses études. Mix vieillit paisiblement, jusqu’à devenir aveugle. Arrive une souris. A laquelle Mix donnera un prénom… La souris devient les yeux de Mix le chat, ils deviennent comme les 2 doigts de la main, ils deviennent amis.

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Je lis rarement des romans ou récits “animaliers” mais là, c’est autre chose… c’est un texte sur l’amitié… ou plutôt l’Amitié. Signé Luis Sepulveda de surcroît. Il met au cœur de son texte une relation indescriptible entre un humain et un animal, et entre un animal et un autre animal : un chat et une souris, qui sont “normalement” voués à une relation de prédateur-proie. Les 3 protagonistes de cette histoire ont chacun une personnalité bien affirmée et indépendante ; la réunion des trois forme un beau trio, un trio d’une grande force.

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Les illustrations de Joëlle Jolivet sont parfaites : sobres et émouvantes, humbles et donc en parfaite adéquation avec ce texte d’une profonde justesse mêlée de pudeur…

J’ai été après cette lecture émue par tant de talent littéraire et graphique. Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis compte 78 pages qui passent trop vite, il faut les sa-vou-rer!

Des maximes sur l’amitié rythment l’histoire (et sont à elles seules un petit précis de philosophie… Mais attention, c’est donné l’air de rien, ces petites phrases font partie intégrante du récit !). En voici quelques unes :

(…) les amis veillent au bonheur de l’autre.

Les amis comprennent les limites de l’autre et lui viennent en aide.

Les amis pour de vrai partagent aussi le silence.

Quand les amis s’unissent, ils ne peuvent pas être vaincus.

 

Vous l’avez compris, j’ai adoré ce livre… et je vous propose d’en gagner un exemplaire grâce à la maison d’édition Métailié. Comment?

  1. vous répondez à la question : comment Mix nomme-t-il la souris ?
  2. vous avez 1 deuxième chance de gagner si vous faites un like sur la page Facebook de Métailié et que vous insérez un lien vers le site de la maison sur votre page Facebook.
  3. ceci fait, vous laissez un commentaire ici avec la réponse et si vous avez liké/et inséré le lien et j’enregistre votre participation (ou double-participation le cas échéant).

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La fin du concours est fixée au jeudi 18 avril à 12h. Je tire au sort et désignerai le gagnant le soir même!

Mise à jour du jeudi 18 avril…

Le tirage au sort du concours organisé avec Métailié a eu lieu comme prévu ce soir. La réponse à la question comment Mix nomme-t-il la souris ? est : Mex.
La gagnante est Hélène : BrAvO! (je t’envoie un mail ce soir ;-) !)
 
Merci à tous d’avoir participé… et merci Métailié!

 

“le pire n’est jamais certain (…).”

Parler du dernier Mourlevat ne va pas être facile… comment signifier à quel point il est épatant! Epatant, époustouflant et tant d’autres bons qualificatifs !

Je sais que certains sont décontenancés en apprenant que Silhouette est un recueil de nouvelles… mais ne vous y arrêtez pas, Jean-Claude Mourlevat n’a pas son pareil quand il s’agit de vous retenir, que ce soit sur 20 ou 400 pages ! Et je n’exagère pas en disant que ces nouvelles sont tout bonnement 10 petits mondes !

Pauline Dewinckers devient le temps de quelques prises la partenaire de Pierre Birabet, un acteur qu’elle vénère, mais ce qu’elle verra projeté au cinéma est (je ne dis rien…) ; Guillaume a 14 ans et pense avoir enfermé son chat dans sa chambre alors qu’il est parti en colo pour 2 semaines ; monsieur Duc est condamné… Avant de mourir, il voudrait présenter ses excuses à des personnes envers lesquelles il s’est mal comporté ; Mme Seligman, professeur de civilisation américaine, envoie Angélique, une toute jeune et frêle étudiante comme assistante de français en Angleterre ; Cornel Badescu, acteur au théâtre, est rattrapé par son passé… Et la dernière nouvelle, « Un escroc », quelle pirouette !

Ces ados, quadras ou retraités sont tous dans un élan de vie et sont confrontés à des hasards malheureux, à des coups du sort. C’est souvent cruel, ça prend aux tripes, et que c’est bon !! Oui, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu des textes si forts… Silhouette de Jean-Claude Mourlevat est assurément un indispensable et c’est à lire, le cœur bien accroché, dès 14-15 ans (et bien au-delà!) !

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Silhouette de Jean-Claude Mourlevat. Gallimard (Scripto).

“(…) dans la vie, y a toujours des malheurs. Ce qui compte, c’est de savoir ce qu’on en fait.”

Cette semaine paraît La décision, un nouveau roman de la collection Scripto

Louise est en terminale au lycée. C’est une très bonne élève, discrète et consciencieuse. Un matin, elle ne sent pas bien, elle part aux toilettes et accouche d’un petit garçon.

Voilà le point de départ de ce roman assez indescriptible, tellement juste et fort… et extrêmement bien écrit qui traite du déni de grossesse (enfin non, ça ne traite pas de… je n’aime pas ma formulation ! Le déni de grossesse est au centre de ce roman, voilà !) Louise ne sait pas qui est le père et pire que ça, pense très sincèrement ne jamais avoir eu de relations sexuelles…

(…) je marche à côté de moi-même, absente, désincarnée, il n’y a pas de rapport entre ma tête et mon corps, si peu, je ne suis qu’une image à laquelle tout le monde croit, mais dedans rien à l’intérieur rien, rien senti, rien vu venir, rien, je suis une tête sans corps, privée de sensations, sentiments, une machine, anormale…

Chacun, du proviseur du lycée à ses copains en passant par ses parents bien sûr, est atteint par ce qui arrive à Louise. La narration est efficace et prenante : Isabelle Pandazopoulos a choisi de passer du point de vue d’un personnage à un autre. Louise, elle, va partir dans un centre pour jeunes mamans pour tenter de réaliser ce qui a pu se passer dans sa vie, pour tenter d’accepter cet enfant… avoir envie d’être mère ?

(…) je veux savoir, et un jour je saurai, je me le suis promis, c’est ma seule certitude, c’est tout ce qui me reste.

Ce roman est vraiment à lire, il est incroyable de sincérité et de justesse…

J’avais beaucoup aimé le précédent roman d’Isabelle Pandazopoulos. C’était son tout premier et j’en garde un super souvenir. J’attendais donc avec impatience de la relire et je suis encore une fois épatée, c’est décidément une auteur à suivre !

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La décision d’Isabelle Pandazopoulos. Gallimard (Scripto).

Une interview de l’auteur, à lire ici!

Il y a déjà eu énormément d’autres avis publiés sur les blogs, ne m’en veuillez pas si je n’indique pas votre adresse mais vous pouvez rajouter vos liens en commentaires !

“Papa, pourquoi tu me protèges pas ?”

Papa m’a dit cent fois comment faudrait que je sois. Qu’un garçon, ça pleure pas, ça se laisse pas faire.

Il a 13 ans. Ou plutôt « cent quarante-deux. »

« Usé, fatigué, amoché. A force de ressasser la peur, j’ai rogné tous les points d’appui (…). » Il se fait traiter de pédé au collège. Sa vie scolaire est un enfer, le groupe des Laurent-Vincent-Julien le harcèle, il rase les murs, s’ingénie à ne pas exister mais où qu’il passe, tous les chemins le « menaient à la peine ». La vie à la maison est marquée par les colères du père. Pour lui, c’est la faute de son fils s’il revient dans un sale état… « il dit que je suis une mauviette, il dit qu’il comprend pas pourquoi je suis comme ça, parce que « lui, à mon âge… ». Il dit que je manque de courage, que je dois pas être faible devant les autres. »

Sarah se tient à ses côtés. Elle s’en fout s’il aime les garçons. Mais ça ne suffit pas, il veut l’aide de son père, l’amour de son père. Il veut entendre les quelques mots qui lui donneront la force de se lever et de tenir debout, de se défendre et d’être lui-même.

Un après-midi, il n’en peut plus, il a désespérément besoin de son père.

J’veux plus me taire, j’peux plus me taire, parce que ça me tue, vraiment ça me tue. J’ai trop de bleus à l’intérieur. Papa, c’que j’veux, c’est mourir, tu comprends pas ?

Le père voit enfin la détresse de son fils. Il entame une discussion au cours de laquelle les mots sésames seront prononcés.

Des mots qu’un fils n’oublie pas… (et que je ne révèle pas ici ;-) )

Papa m’a dit une fois, une seule, ces mots que je n’oublierai pas. Les seuls mots qui comptent. Les seuls mots qui rendent fort.

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Ce texte est un coup de poing. Il se lit d’un seul coup, dans un seul souffle. Peu importe qu’il soit samedi soir 23h40 et quelques, que vos yeux tendent à se fermer… une fois commencé, A copier 100 fois se termine. Antoine Dole signe un texte très fort et très juste émotionnellement sur l’exclusion, l’homophobie et plus largement la différence, sur le fait de se sentir étranger, à côté, pas digne d’être en vie… et moi, je dis : Antoine Dole, bravo.

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A copier 100 fois d’Antoine Dole. Sarbacane. 6 euros.

Madeline et Jean l’ont également lu!

“Vivement qu’on soit grands, hein, qu’on n’ait plus besoin d’un chauffeur pour notre repas d’amoureux…”

5 histoires de la mademoiselle sont réunies dans ce joli livre cartonné : 4 que l’on connaît déjà, Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?, Mademoiselle Zazie veut un bébé, Mademoiselle Zazie veut embrasser Max, Mademoiselle Zazie et la robe de Max. La dernière, c’est une inédite : Mademoiselle Zazie va au Love Burger.

Zazie et Max vont passer la fête des amoureux dans un fast-food : le Love Burger ! Dans leurs menus avec les hamburgers, il y a bien sûr des cadeaux, les cadeaux pour les garçons et ceux pour les filles et cela va mettre en rage le père de Zazie qui est là lui aussi. Il fait un scandale sur ce que pourraient vouloir Zazie et Max… la serveuse est lasse, Zazie hésite et Max est tout rouge.

Dans le recueil-coffret, on trouve un crayon à papier et une feuille-révélateur qui permet de lire les mots cryptés dans la dernière histoire.

Pour toutes les images : copyright Delphine Durand, Nathan, 2012.

Mademoiselle Zazie est clairement une de mes héroïnes préférées. J’ai déjà toutes ses aventures et je n’ai pas su résister à ce recueil ! J’ai tout relu sans me lasser et découvert la nouvelle aventure avec le sourire. C’est à lire et à relire (ou à se faire lire), enfin bref, vive Mademoiselle Zazie !

Pour en savoir plus sur Mademoiselle Zazie, c’est par là !

L’année prochaine paraîtra une version seule de Mademoiselle Zazie va au Love Burger avec les images (dans le recueil, elles n’y sont pas encore) ! et il y aura aussi Mademoiselle Zazie a des gros nénés.

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Mademoiselle Zazie en folie de Thierry Lenain et Delphine Durand. Nathan. 14,90 euros.

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le premier roman du moment!

Dans 43, rue du vieux cimetière, on a un enfant –Lester ou Les Perrance– en mal de parents ; une vieille dame-fantôme –Adèle I. Vranstock– qui a écrit nombre de livres de son vivant mais n’a jamais été publiée et un auteur de livres pour enfants –Ignace Bronchon– qui a connu son heure de gloire avec une série de romans d’épouvante mais qui peine depuis un grand nombre d’années à écrire le 13ème volume.

Les 2 premiers (Les et Adele) cohabitent et s’entendent bien : la vieille dame est le parent que n’a pas Lester (ses vrais parents préfèrent voyager!). L’arrivée d’Ignace Bronchon dans la maison sise 43 rue du vieux cimetière ne satisfait aucune des parties que j’ai citées plus haut et les débuts la cohabitation seront difficiles !

Les va devoir s’adoucir vis-à-vis du vieil homme, celui-ci va devoir accepter les enfants (il est auteur de livres pour enfants mais il les déteste !), apprendre à ressentir des émotions et Adèle est celle qui permet à tous de se sentir mieux…

Ignace Bronchon est un personnage au caractère détestable mais c’est au fond un être qui a souffert de la solitude et qui en mal d’amour et d’attention. Sa rencontre avec Lester et Adèle va changer sa vie… Ignace + Les + Adèle est une addition des plus improbables mais c’est de l’inattendu que naissent parfois les meilleurs alliances et c’est le cas ici !

43, rue du vieux cimetière est un roman original dans l’histoire et dans la forme. Roman épistolaire, roman graphique, recueil de lettres et de documents divers comme des photos, des extraits de journaux, des dessins de Lester, des mots manuscrits d’Adèle… pas de prose à proprement parler mais on se sent très proche des personnages, rien ne manque, on se fond complètement dans cette histoire et la dernière page tournée, on en veut encore !

Bref, j’ai eu un coup de cœur tout particulier pour ce roman, le premier d’une série (pour l’instant, 3 autres volumes sont disponibles en anglais) qui vient agrandir la belle collection Witty! A conseiller dès 8-9 ans.

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43, rue du vieux cimetière de Kate Klise et M. Sarah Klise. Albin Michel Jeunesse (Witty). 8,50 euros.

“Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.”

Farah Higgins est une surdouée des maths. Elle a 17 ans ½ -elle tient aux 6 mois en plus- et s’ingénie à cacher son « don » qui la mettrait au ban du lycée. C’est ainsi qu’elle est copine avec 4 filles « in » mais avec lesquelles elle ne partage rien. Son objectif : se fondre dans la société. Et elle y parvient plutôt bien mais sa vie manque sérieusement de piment !

Un jour, elle regarde une série télé avec ses copines et remarque un code qui défile dans un coin de l’écran, elle l’enregistre et ce code va devenir une obsession, celui par lequel tout va changer dans sa vie…

Elle va démontrer par a+b que des terroristes sont derrière le code, qu’il est une façon pour eux de communiquer. Elle ira au FBI dévoiler sa découverte et rencontrera John Bennett, de quelques années plus âgé qu’elle, qui la prendra au sérieux après sa 2ème visite au Bureau… Chargé de la sécurité de la jeune fille, John reconnaît les aptitudes de Farah et tous deux vont enquêter sur les activités de l’organisation terroriste !

De LA à NYC, on voyage, on se prend au jeu et c’est drôlement efficace. Ce roman policier est une vraie belle surprise. Le rythme est dynamique et j’ai a-do-ré les personnages ! C’est simple à lire, il y a une histoire d’amour -qu’on devine la 4ème de couverture à peine lue certes! mais cette idylle est pleine de surprises, oui oui !

Je regrette seulement que le thème du développement durable n’ait pas été plus développé. Les terroristes dénoncent la consommation outrancière des américains en matière d’énergie. Le sujet est évoqué et c’est intéressant de trouver une critique à ce propos (je veux parler de la consommation outrancière, pas qu’il est intéressant de fomenter des attentats!) mais l’auteur ne va pas très loin, dommage!

Pour ados, jeunes adultes et adultes!

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Nom de code Digit d’Annabel Monaghan. La Martinière jeunesse. 13,90 euros.