“Si on ne sait pas ce que l’on aime, on est perdu.”

A la question “Où donc a-t-il puisé la confiance nécessaire pour faire ce qu’il voulait?, Haruki Murakami (dans le dernier Magazine littéraire) répond :

“Je savais ce que j’aimais. J’aimais lire. J’aimais écouter de la musique. Et j’aime les chats. Ces trois choses-là. Alors bien qu’enfant unique, je pouvais être heureux parce que je savais ce que j’aimais. Ces trois choses n’ont pas changé depuis mon enfance. Je sais encore maintenant ce que j’aime. Ça, c’est de la confiance. Si on ne sait pas ce que l’on aime, on est perdu.

Pour moi, cela fait écho à un passage de La guerre de Catherine de Julia Billet (à paraître à l’école des loisirs) (je l’ai beaucoup aimé ce roman soit dit en passant!).

Chaque fois qu’une oeuvre nous donne à approcher le monde autrement, chaque fois qu’une oeuvre nous donne à regarder autrement la vie, nous sommes plus forts et plus justes, plus proches de nous-même et de la tribu des humains.”

 

oui, le bleu gagne sur le blanc et les feuilles des arbres vont revenir!

aujourd’hui, c’est le printemps et par ici, ça swingue à nouveau.
depuis quelques jours, je revis… à 1000 à l’heure, je (re)goûte des plaisirs tout simples, je lis, je déjeune ou je prends prendre un thé avec les copines, je passe un jour au salon du livre de Paris et je vois seulement de loin Alberto Manguel, Jo Witek, Chris Haughton et les géniaux auteurs des Pyjamarama -mais c’était quand même une super chouette journée (et merci Xavier d’être passé :-) !-, j’ai très très envie d’apprendre à faire du crochet et ptêtre bien que j’y arriverai (va falloir t’armer de patience maman!), cet été on ira aux Etats-Unis ET au Canada pour les vacances et le voyage se précise (je rêve de tout ce que je veux voir à New-York et à Montréal, j’ai appris hier que Chez Simone (qui sera à mon avis juste extra) va tout bientôt ouvrir et ça c’est cool…

1 extrait de “Je m’appelle Mina”

je livre ce soir un des passages que j’ai terriblement aimés dans ce roman lu d’une traite hier.

Je suis allée dans ma chambre, et j’ai feuilleté les livres sur mon étagère. J’en ai sorti trois, trois des albums les plus extraordinaires du monde. Max et les maximonstres de Maurice Sendak, La chasse à l’ours de Michael Rosen et Dogger de Shirley Hugues. Je me suis allongée sur mon lit et je les ai lus, j’ai regardé leurs images exactement comme quand j’étais petite. J’ai dansé la danse des maximonstres avec Max, je me suis risquée dans la caverne de l’ours avec toute la famille, je me suis vraiment triste pour Dave qui avait perdu son jouet, Dogger, puis vraiment heureuse pour lui quand il l’a retrouvé.

Je les ai relus une deuxième fois, et je suis devenue songeuse, je me suis souvenue de papa, de la façon dont il me lisait ces livres juste avant que je m’endorme. Je n’ai pas d’image de lui très forte. J’ai l’impression de l’entendre à moitié, de le voir à moitié, comme si c’était le personnage d’un rêve qu’on a d’autant  plus de mal à se rappeler qu’on essaie de le faire. Quand je lis les mots de ces livres, il me semble entendre à moitié le son de sa voix qui me les lisait.

Ce roman, c’est Je m’appelle Mina de David Almond et il est sorti il y a quelques jours chez Gallimard jeunesse.

(…) une fillette d’une dizaine d’années lui jette un regard perçant. Cela ne dure qu’une fraction de seconde, mais ce regard, si puissant malgré la distance, reste gravé sous ses paupières.”

(cette citation est extraite du très beau retour de la demoiselle de Cathy Ytak (L’école des loisirs, Médium).)

en cette après-midi de fin janvier, il fait gris, une fleur de thé se déploie dans ma théière… 2012 est bel et bien commencée. ce matin, avant de vraiment réunir toutes mes cartes de voeux ❤❤❤, j’ai lu (et terriblement aimé) le roman Le retour de la demoiselle de Cathy Ytak (L’école des loisirs, Médium)… (j’en dis plus cette semaine!)

il y a sur ce bout de mur un peu de Bauchette, de Lucie, de Matisse et sa maman, de Didier jeunesse, d’Albin, de Rue du Monde, des épiciers de l’orage et de ma copine-anyway.

un autre extrait du retour de la demoiselle :

Brian s’évade et rêve d’un autre monde, loin des cris et de la fureur des guerres. Un monde où les gens vivraient en paix, où la nature serait simplement respectée. Un humain, un arbre, un animal.  Une pierre, de l’eau. Tous indispensables, tous irremplaçables. Avec la musique au centre, pour relier les hommes et la terre qui les porte.

“Je suis QUI, moi ?”*

*extrait de La page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu. Delcourt/Mirages.

aujourd’hui, j’ai repensé à la superbe bande dessinée La page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu (sortie cette semaine, dévoré le soir même de son arrivée à la librairie, j’ai a-do-ré).

J’ai lu Hate List de Jennifer Brown (Albin Michel Jeunesse, à paraître en février), Joe Millionnaire de David Walliams et Madame Pamplemousse et ses fabuleux délices de Rupert Kingfisher et Sue Hellard (ces 2 derniers vont paraître dans un nouvelle collection, Witty, chez Albin Michel Jeunesse en mars prochain).

J’ai relu l’excellentissime et géniale nouvelle aventure de P’tit Bonhomme : La drôle de maladie de P’tit Bonhomme (Pierre Delye et Irène Bonacina. Didier jeunesse) parue cette semaine.

J’ai écouté le mistral souffler fort fort fort dehors, j’ai relu quelques petits passages de Café givré (Susanne Selfors, Flammarion) que j’ai dévoré super vite cette semaine, j’ai bu du thé installée dans mon fauteuil, j’ai dégusté un bon gros chamallow enrobé de chocolat (le chocolat craque comme celui des glaces Magnum dans la pub, miam !)…

Je lis plein de choses ces derniers jours, des albums et des romans excellents mais les mots me manquent quand je suis devant mon clavier… j’attends que ça revienne pour mieux vous parler de tout ça!

“Ce qui compte, c’est ce qu’on met à l’intérieur du sablier.”

“Quel âge as-tu mon garçon?

-Treize ans, répondis-je. Bientôt quatorze.

-Treize ans, quatorze ans : je ne sais pas ce que cela veut dire. Treize jours serait pour moi une éternité. Treize heures déjà… (…) ce n’est pas uniquement une question de temps. De durée. Ce qui compte, c’est ce qu’on met à l’intérieur du sablier. Il faut donner, Elias! C’est ça l’essentiel. C’est ça, le secret. Il faut offrir.”

Madeline parle très très bien de ce roman, je vous invite à aller la lire!

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Appelle-moi Charlie de Marcus Malte. Sarbacane (Mini-romans). 5 euros.

“Avoir peur n’est pas une bonne manière de vivre.”

à Marseille, un matin de cette semaine.

“(…) on se sent plus fort quand on surmonte sa peur. Être timide, c’est un peu avoir peur des autres.”

“Les êtres humains sont très malins et ils ont inventé toutes sortes de techniques et de machines admirables. Mais, entre nous, rien ne remplace la parole, le dialogue, la discussion. Les mots sont plus puissants sur n’importe quelle invention. La manière la plus simple de dire quelques chose à quelqu’un, c’est de l’exprimer avec des mots.”

Toutes les citations d’aujourd’hui sont extraites du Bal de la Saint-Valentin d’Isabelle Jarry et Aurore Callias publié par Gallimard jeunesse.

“Il faut arriver à en devenir membre sans perdre son individualité. Ce n’est pas aussi facile qu’on le croit, vous verrez. Le on et le je. Réfléchissez-y. Bonne chance!”

Extrait de G229, de Jean-Philippe Blondel. Buchet-Chastel. Dans “Il faut arriver à en devenir membre”, il parle de l’école, mais on peut très bien appliquer la citation à d’autres choses…

ce soir, je suis allée me promener tout doucettement, je ne regardais pas trop mes pieds, j’ai levé le nez et scruté à travers l’appareil-photo, j’ai un brin pesté contre la lumière qui n’était pas super jolie, j’ai effleuré le quartier du Panier (effleuré parce que pas folle la bête, s’agirait pas que je me perde… j’y reviendrai, je laisse la curiosité me gagner), j’ai souri en voyant les bouées au balcon et le linge sécher ici et là, je suis rentrée en faisant un crochet par la boulangerie Paul et j’ai regagné mon chez-moi avec un petit pain aux pépites de chocolat (et sans doute que je souriais).

à l’instant, j’écoute pour la 3ème fois le nouvel album de PJ Harvey, je l’ai adopté! je bois ma 5ème tasse rouge à pois blancs (et je pense fort-fort à toi Maryse! :-) ) de la soirée de thé vert à la menthe de Kusmi Tea… maintenant, je vais aller considérer les livres rapportés de St-Paul Trois Châteaux et constater encore une fois à quel point j’ai de la chance de faire le métier que j’aime.

((combattre la morosité dûe au mauvais temps #2 : lire un bon roman et se bidonner toutes les 3 pages))

(…) on pourrait pas juste faire des crêpes?
Mamie n’a jamais su résister au plaisir de bourrer ses petits-enfants de crêpes. Elle les fait mieux que personne et surtout, elle en fait des tonnes. Et quoi qu’on mette dessus ou dedans, elle ne s’offusque jamais. J’ai un souvenir ému d’une crêpe rillettes/Nesquick qu’elle m’a regardée manger, l’oeil embué par la fierté familiale. (Peut-être aussi qu’elle se retenait de vomir.)

-Je te ferai des crêpes, si tu viens avec moi à la piscine. Ils ont ouvert une nouvelle piscine, près de la porte d’Italie. je voudrais y aller mais pas toute seule.
-Pourquoi, t’as besoin de quelqu’un pour noter tes dernières paroles quand tu couleras?
Mamie a eu une sorte de gloussement, puis elle m’a tordu l’oreille d’une poigne de fer. Avec de telles méthodes, je m’étonne parfois que l’Education Nationale ne l’ait pas fait partir en retraite bien plus tôt. Elle a profité de mon handicap pour me contraindre à m’asseoir dans sa cuisine, face à une brioche appétissante.
-Une brioche maison! me suis-je extasié. C’est pour moi que tu t’es donné tout ce mal? Fallait pas!
-Je sais. C’est pour ça que je l’ai achetée chez Picard.
-Ah, tu me rassures.”

Extrait du roman d’Anne Percin, Comment (bien) rater ses vacances,
qui vient de paraître aux éditions du Rouergue dans la collection doAdo.