Hier, c’était la fête de l’écureuil!

IMGP3118Hier matin, j’ai trouvé Poupoupidours dans le “trop-plein-de-bacs-de-nouveautés-de-la-librairie” et c’était la drôle de bonne surprise.

Poupoupidours est la 3ème aventure de Petit Ours après Une chanson d’Ours et Coquillages et Petit Ours.

IMGP3126 IMGP3127Il y a plein de mignons écureuils dans les premières doubles-pages de Poupoupidours :-)

IMGP3128et il y a Chaussette aussi! (le héros de Adieu Chaussette)

Bref, Poupoupidours est là, yeah! :-)

Après le travail, c’était la fête dans ma boîte aux lettres et il y avait encore des écureuils, yeah!

(merci à toi Amélie si tu passes par ici, c’est grâce à toi tout ça!)

Il y a un trop bel écureuil dans Encore plus de hiboux! de Corina Fletcher et Natalie Marshall chez Hélium (à paraître le 24 septembre).

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Les écureuils de Envole-toi (de Virginie Aladjidi, Caroline Pellissier et Emmanuelle Tchoukriel chez Thierry Magnier. A paraître le 15 octobre) sont aussi trop choux :-)

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Vive les écureuils et belle journée à vous!

Instant choisi / lundi 15 septembre, 10h15 / Maronsui’s vs Poincaré

20140915_101508 20140915_101533La soupe américaine d’Anaïs Sautier. L’école des loisirs.

J’ai bien ri à la lecture de cette méthode de drague originale et gourmande aromatisée au  Maronsui’s. J’ai lu le passage à monsieur Gaëlle -qui n’a pas vraiment ri “Des Maronsuis? J’aime pas ça.”.

J’ai regardé par dessus son épaule, voir ce qu’il lisait lui. J’ai bien ri du décalage :-) et je me suis vengée en me moquant quelque peu de Môssieur Poincaré

20140915_100956 20140915_101221Dieu joue-t-il aux dés? Les mathématiques du chaos de Stewart. Flammarion.

(Bref… Maronsui’s 1 / Poincaré 0 !)

“Combien de terre faut-il à un homme?” ou réfléchir à la convoitise humaine…

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Si seulement j’avais plus de terres, je pourrais être tout à fait heureux.

Lorsque l’homme possède quelque chose, il souhaite toujours avoir mieux, ou davantage. Tel est le cas de Pacôme qui n’a de cesse d’avoir plus de terre mais ce n’est pas pour son bien, au contraire.

Annelise Heurtier s’est inspirée d’une nouvelle de Tolstoï pour cet album. Le message est que l’homme convoite toujours plus, au péril de sa vie, au péril de la plus élémentaire des sagesses. Seul le gain importe…

wpid-20140908_092931.jpg wpid-20140908_092947.jpgLe texte d’Annelise Heurtier est délivré sobrement et clairement. C’est très fort. Combien de terre faut-il à un homme? est mis en lumière par les couleurs chaudes de Raphaël Urwiller – Raphaël Urwiller fait partie du collectif Icinori. C’est un très bel album à conseiller dès 7-8 ans.

Combien de terre faut-il à un homme? d’Annelise Heurtier pour le texte – d’après une nouvelle de Tolstoï – et Raphaël Urwiller pour les illustrations est édité chez Thierry Magnier.

Info!

L’association Fotokino à Marseille met à l’honneur Icinori.

icinori-correspondances

L’expo commence le 13 septembre soit à la fin de cette semaine !

Un livre par semaine en 2014 – 33 et 35#52 – Tous les héros s’appellent Phénix et The Parisianer

20140815_163658Le livre de la semaine 33, c’est Tous les héros s’appellent Phénix de Nastasia Rugani paru à l’école des loisirs dans la collection Médium.

2014-08-15 16.41.45 2014-08-15 16.42.13J’aime ces deux citations!

Le livre de la semaine 35, c’est The Parisianer chez Michel Lagarde.

20140824_095623Parue en mars dernier, cette édition est malheureusement déjà épuisée mais j’en ai 1 à moi et je ne me lasse pas de tourner ses pages.

The Parisianer rassemble les couvertures d’un journal imaginaire, c’est un peu The New-Yorker (qui est bien réel lui!) mais à Paris. Les couvertures de The Parisianer sont signées par tout un tas de super noms (ils sont tous cités ici!) et j’ai réuni quelques unes de mes préférées :

De haut en bas et de gauche à droite : Icinori, Camille Jourdy, Philippe Mignon, Marion Fayolle et Laurent Moreau

De haut en bas et de gauche à droite : Florie Saint-Val, Camille Chevrillon, Marc Boutavant et Fanny Michaëlis.

 

(Je suis pas raccord avec les numéros des semaines de cette année 2014. Le passage du temps fait sa loi et moi, j’ai manqué des numéros. Rattrapage.)

Un livre par semaine en 2014 – 36#52 – un jour Moineau

Dans un jour Moineau, on fait connaissance avec Matin. Il ne peut pas sortir de chez lui car une Géante bloque la porte. Vert chou ventru en papillotes! Voilà que ma porte bloque!… Matin va écouter 1000 bons conseils. Des conseils qui viennent de l’escalier, de la pendule, la corniche, le plancher et beaucoup d’autres. Matin va confectionner un gâteau, un beau gâteau qui va provoquer une grosse émotion à la Géante, une grosse-énorme émotion qui va la libérer – et par-là même libérer Matin de sa maison.

wpid-20140903_092143.jpgQu’il est beau cet album… je suis épatée par tant de talent, par tout ce que l’on peut comprendre derrière cette histoire…

un jour Moineau d’Anne Herbauts est sorti chez Casterman cette semaine.

Résonances littéraires #6 ft. Anne Herbauts

wpid-20140902_101934.jpgLe nouvel album d’Anne Herbauts est arrivé hier à la librairie… *fête*!

Une odeur délicieuse emplit la maison.

Le gâteau dore, dore.

Une odeur délicieuse emplit la maison et passe sous la porte.

La Géante dort.

Une odeur délicieuse passe sous la porte.

 

Le gâteau est prêt.

Doré à souhait. – On dirait la lune, pense Matin.

 

La Géante frémit. Ou seulement son nez?

Une odeur délicieuse passe sous la porte.

La Géante frémit tout entière.

Elle ouvre les yeux.

 

(Voilà juste un extrait ce matin mais j’en reparle très vite, c’est (vraiment) promis!)

un jour Moineau d’Anne Herbauts est disponible chez Casterman.

Résonances littéraires #5 ft. Marion Brunet et Mélanie Rutten

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Son père lui a raconté une histoire, un jour : celle d’un homme – ou d’un dieu? – qui avait pu tenir dans ses mains la bobine du fil de sa vie. Cet imbécile l’avait déroulée à toute vitesse, courant de bon moment en bon moment, évitant les coups durs, les souffrances, accélérant le mouvement de sa propre existence. Évidemment, en un temps record, il avait épuisé son quota et se retrouvait comme un con aux portes de la mort. L’idée générale, c’était quoi déjà? Qu’on n’a pas beaucoup de vrais bons moments dans une vie? Qu’il faut vivre le mauvais pour pouvoir profiter du bon? Un truc dans ce genre, un message subtil, typique parents. Si Lou chérit cette histoire, c’est parce qu’au fond, elle aurait rêvé d’avoir la même chance que cet homme – mais pour bloquer la bobine… quitte à végéter dans le rien quelque temps. Juste cesser de sentir la course folle du temps lui grignoter la vie.

C’est pour ça qu’elle a toujours peur de se planter, de faire les mauvais choix, et de regretter. Du coup, parfois, elle ne vit pas. Pas comme Mathilde et ses mille vies en une seule, toujours occupée à galoper au-devant du fil.

 

Extrait de La gueule du loup de Marion Brunet chez Sarbacane, un roman qui tord le ventre…

source 1 source 2Copyright Mélanie Rutten, MeMo, 2014.

Il est beau le nouvel album de Mélanie Rutten, mais beau… Voici un court extrait :

Un matin,
l’Ombre voit quelqu’un sous un parapluie
qui trempe ses pieds dans la rivière.

Le vent souffle.
Si fort que le parapluie s’envole,
emportant le petit quelqu’un qui s’y accroche…

L’Ombre le rattrape de justesse.

La source des jours sera disponible mi-septembre che MeMo.

source 3Copyright Mélanie Rutten, MeMo, 2014.

Résonances littéraires #4 ft. Nastasia Rugani et Olivier Adam

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(…) papa nous a toujours donné des listes et des listes d’ouvrages à lire. “Tant qu’il y aura des livres et des plantes, tout ira pour le mieux”, avait-il l’habitude de dire, un pavé dans une main, un arrosoir dans l’autre.

En ce moment, je lis La solitude des nombres premiers, de Paolo Giordano, un roman brillantissime. Sacha l’a d’ailleurs classé dans son Top 3, entre Max et les Maximonstres, de Maurice Sendak, et La Mouette, de Tchekhov. Tous les soirs, nous lisons les suggestions de Dee ensemble, à voix haute. Avant d’éteindre la lumière, elle insiste pour chercher dans le dictionnaire les mots difficiles puis je lui explique les subtilités lui ayant échappé. Au réveil, elle n’a pas son pareil pour citer ses passages préférés, qui bien souvent se trouvent être également les miens.

C’est un extrait du très beau roman Tous les héros s’appellent Phénix de Nastasia Rugani à l’école des loisirs. Il paraîtra le 10 Septembre prochain.

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C’est le problème avec la vie, a pensé Antoine. La nôtre est toujours trop étriquée, et celle à laquelle on voudrait prétendre est trop grande pour simplement se la figurer. La somme des possibles, c’est l’infini qui revient à zéro.

Il lui suffit de si peu désormais pour que passent les heures. Et si peu de chose suffit à les faire déborder. Il se demande d’ailleurs comment le temps pouvait être à ce point extensible avant la retraite, et plus encore quand les enfants étaient à la maison. Comment on pouvait y faire entrer tant de choses. Le travail, les réunions, les déplacements, les séminaires, la maison, les papiers, le jardin, la course à pied, le vélo, le cinéma, les livres, les factures, le bricolage, les réparations, les repas, les amis, les réunions à l’école, les allers-retours pour mener l’un au tennis, l’autre à l’équitation, la troisième au conservatoire, la télévision, les doléances de chacun, l’attention qu’il faut leur porter. Bien sûr il n’arrivait pas à tout faire. Et n’en finit pas de se reprocher de n’avoir su trouver assez de temps pour elle, pour les enfants, et d’en avoir accordé tant au travail et à lui-même : tous ces moments qu’il s’aménageait pour se retrouver seul, en retrait, comme s’il lui fallait leur échapper en permanence, les fuir un peu, pour au final ne jamais avoir été suffisamment là, présent, attentif, jamais vraiment, ils le lui ont souvent reproché d’ailleurs. Tu n’étais jamais là de toute façon. Tu as tout donné à ton travail. Tu ne t’occupais pas vraiment de nous. Pas de manière continue. Régulièrement tu nous consacrais une heure, une heure pleine dont il fallait profiter et qu’il fallait garder en réserve, en mémoire pour le reste du temps. Aujourd’hui si peu de chose suffit. Feuilleter le journal. Une grille de mots croisés. Sortir faire une course.

Extraits de Peine perdue d’Olivier Adam chez Flammarion.

Je les ai vus cet été dans des librairies aux Etats-Unis…

…  et ils vont bientôt paraître en France!

Chez A Children’s Place Bookstore à Portland (dans l’Oregon), j’ai repéré…

20140724_164212Gaston de Kelly DiPucchio et Christian Robinson. Il sortira début septembre chez Hélium.

20140724_164221Rosie Revere Engineer de Andrea Beaty et David Roberts sort cette semaine chez Sarbacane sous le titre Rosie géniale ingénieure.

20140724_164415Crabtree de Jon & Tucker Nichols va paraître chez Hélium en octobre sous le titre Le bazar de Crabtree.

20140724_164232(couverture jaune, en petit, au milieu :-) )

The Midnight Library de Kazuno Kohara va paraître chez Gründ sous le titre Une chouette bibliothèque

20140724_164417The Odd One Out de Britta Teckentrup paraît cette semaine chez Autrement sous le titre Un intrus s’est perdu!.

Je les ai vus chez Elliott Bay Books – Seattle (état de Washington) :

IMGP1956Flora & Ulysses de Kate DiCamillo sort cette semaine chez Les Grandes Personnes sous le titre Flora & Ulysse.

IMGP1962Counting by 7s de Holly Goldberg Sloan sortira sous le titre La vie par 7 chez Gallimard jeunesse. (Très -très!- beau roman, une citation ici!)

Vu chez Powell’s Books (à Portland -dans l’Oregon) :

IMGP2191Le génial Counta Block de Christopher Franceschelli et Peskimo va sortir chez Milan en octobre! (J’en ai parlé ici!)

IMGP9825J’ai vu Gaston et The Midnight Library également chez The Booksmith à San Francisco.

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J’ai vu Crabtree également chez The gallery bookshop & Bookwinkle’s Children’s Books à Mendocino (Californie)

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Et enfin, un dernier album vu un peu partout, The Best book in the World de Rilla Alexander, sortira chez Gautier-Languereau tout bientôt! A l’intérieur, il est comme ça :

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Dans les librairies aux Etats-Unis cet été…

Durant 3 semaines de vacances aux Etats-Unis (sur la côte Nord-Ouest Pacifique, entre Portland, San Francisco et Seattle), pas mal de librairies étaient sur le chemin et voici quelques petites choses qui m’ont marquée.

Le rangement des livres par couleur

IMGP2190Chez Powell’s Books (à Portland -dans l’Oregon), il y avait un chouette Rainbow of Books, un arc-en-ciel de livres. C’est à la mode de classer par couleurs, dans les librairies comme dans les bibliothèques, notamment à la bibliothèque Adobe à San Francisco :-)

Au rayon petite enfance – 1, A is for Activist

IMGP9522 IMGP1000Faut le chercher sur mes photos mais A is for Activist est bien là! Chez City Lights Bookstore à San Francisco (Californie) et chez Eureka Books à Eureka (en Californie aussi).

A is for Activist est écrit et illustré par Innosanto Nagara. Il est sorti en 2012 mais je ne l’avais pas repéré auparavant. Un site est consacré à l’album : http://www.aisforactivist.com/

Activist, Co-op, Democracy, Grassroots, LGBT, No!, Union, tous ces mots et bien d’autres sont expliqués aux plus jeunes dans cet abécédaire tout carton très engagé et militant.

Au rayon petite enfance – 2

IMGP0588 IMGP9824The gallery bookshop & Bookwinkle’s Children’s Books à Mendocino (Californie) et The Booksmith à San Francisco (en Californie aussi).

Les collections tout carton de classiques de la littérature pour les tout-petits sont toujours bien visibles dans les espaces petite enfance. Il y a Cozy Classics chez Simply Read Books et BabyLit book chez Gibbs Smith.

Les auteurs de la région comme Colin Meloy et Carson Ellis, Nikki McClure et Rilla Alexander, sont mis en avant

IMGP1958 IMGP9828Elliott Bay Books - Seattle (état de Washington) et The Booksmith à San Francisco (en Californie).

La série Wildwood (de Colin Meloy et Carson Ellis, disponible en France chez Michel Lafon) est à l’honneur partout -autant à Portland, San Francisco que Seattle. Colin Meloy, l’auteur, est originaire de Portland. Il est aussi le chanteur et compositeur du groupe folk-rock de Portland, The Decemberists.

IMGP1003Chez Eureka Books à Eureka (en Californie).

Les albums de Nikki McClure sont souvent mis à l’honneur aussi. Elle vit à Olympia, pas très loin de Seattle.

IMGP2567J’ai vu The Best book in the World de Rilla Alexander (il va paraître chez Gautier-Languereau en fin d’année!) un peu partout. Elle vit à Portland.

Eleanor & Park et Rainbow Rowell

IMGP9819 IMGP1959 20140724_142116Eleanor & Park (de Rainbow Rowell paru chez St. Martin’s Press. Disponible en France chez Pocket Jeunesse) est partout! Chez The Booksmith à San Francisco (en Californie), chez Elliott Bay Books - Seattle (état de Washington) et à Powell’s Books (à Portland -dans l’Oregon).

Eleanor & Park est l’objet de nombreux Staff Picks (“coup de coeur du libraire”).

IMGP0587 20140724_163831The gallery bookshop & Bookwinkle’s Children’s Books à Mendocino (Californie) et chez A Children’s Place Bookstore à Portland (dans l’Oregon).

Les autres romans de Rainbow Rowell ne sont jamais loin d’Eleanor & Park, comme Fangirl (pour ados) et Landline (en littérature générale)… à quand leur traduction ici?

20140724_142345 IMGP0592Chez Powell’s Books (à Portland -dans l’Oregon) et à The gallery bookshop & Bookwinkle’s Children’s Books à Mendocino (Californie)

Say what you will de Cammie McGovern (HarperTeen) est sorti en juin 2014 aux Etats-Unis et serait la rencontre de Nos étoiles contraires et d’Eleanor & Park, rien que ça! Il est en tous les cas le coup de coeur de nombreux libraires et j’aimerais drôlement qu’il soit bientôt traduit!

IMGP1957Chez Elliott Bay Books - Seattle (état de Washington).

Les romans de John Green ont du succès et on les voit souvent… En piles, en facing, à l’honneur. En fait, John Green est partout.