février 10th, 2012

1 extrait de « Je m’appelle Mina »

par Gaëlle

je livre ce soir un des passages que j’ai terriblement aimés dans ce roman lu d’une traite hier.

Je suis allée dans ma chambre, et j’ai feuilleté les livres sur mon étagère. J’en ai sorti trois, trois des albums les plus extraordinaires du monde. Max et les maximonstres de Maurice Sendak, La chasse à l’ours de Michael Rosen et Dogger de Shirley Hugues. Je me suis allongée sur mon lit et je les ai lus, j’ai regardé leurs images exactement comme quand j’étais petite. J’ai dansé la danse des maximonstres avec Max, je me suis risquée dans la caverne de l’ours avec toute la famille, je me suis vraiment triste pour Dave qui avait perdu son jouet, Dogger, puis vraiment heureuse pour lui quand il l’a retrouvé.

Je les ai relus une deuxième fois, et je suis devenue songeuse, je me suis souvenue de papa, de la façon dont il me lisait ces livres juste avant que je m’endorme. Je n’ai pas d’image de lui très forte. J’ai l’impression de l’entendre à moitié, de le voir à moitié, comme si c’était le personnage d’un rêve qu’on a d’autant  plus de mal à se rappeler qu’on essaie de le faire. Quand je lis les mots de ces livres, il me semble entendre à moitié le son de sa voix qui me les lisait.

Ce roman, c’est Je m’appelle Mina de David Almond et il est sorti il y a quelques jours chez Gallimard jeunesse.

février 8th, 2012

« On recherche corbeaux pour cueillir des cerises. S’adresser au seigneur Barbedogre, près de la mare aux C. dans la forêt lointaine… »

par Gaëlle

copyright Amélie Jackowski, Benjamins média, 2011.

Un matin, Nôar le corbeau a découvert une annonce dans le journal :

On recherche corbeaux pour cueillir des cerises. S’adresser au seigneur Barbedogre, près de la mare aux C. dans la forêt lointaine…

Nôar veut cueillir des cerises ! Qu’il est content, il va aller dans la Forêt Lointaine qu’il ne connaît pas! Il imagine que la mare aux C. est une mare aux canards, que le seigneur a un immense château… Nôar se met de suite en chemin, tout guilleret, mais Nôar va vers bien des ennuis… Barbedogre est prisonnier d’un sortilège, il est en fait bûcheron le jour et se nomme Joël. Il se transforme toutes les nuits en un terrible ogre tueur de corbeaux : Barbedogre. (une sorcière avait posé un piège dans lequel un corbeau est pris Joël le sauve et s’attire les foudres de la sorcière qui l’ensorcelle !)

Si Nôar est encore vivant, c’est seulement grâce à un ours qui lui vient en aide. Mais Nôar veut aider ce pauvre bûcheron, une fée va lui donner la marche à suivre pour lever le sort. Après ça, les corbeaux viennent à nouveau peupler la forêt lointaine, Nôar, Ours et le bûcheron coulent des jours heureux !

Nôar le corbeau est un très beau texte de Guy Jimenes qui a déjà quelques années, il date en effet de 1982. Dense et riche, il est tantôt féroce, tantôt enchanteur, c’est un régal ! écouter Charo le conter est très très agréable, on ne voit pas les 40 minutes du CD passer.

Les illustrations d’Amélie Jackowski sont splendides ! Quelles couleurs… je ne vous dis que ça !! les yeux du corbeau sont terriblement accrocheurs… et cet ogre-bûcheron est comme il se doit tantôt effrayant tantôt attachant. Mention spéciale à Silva la fée de la forêt…

« Les images de Nôar le corbeau ont été réalisées en découpages-collages, une piste graphique jusque là réservée à son travail personnel. Pour Amélie, cette technique permet des compositions plus épurées et plus tranchées à l’image de cette histoire bien aiguisée. » (Source : site de Benjamins média).

 ❤❤❤ Nôar le corbeau est un coup de cœur, je l’adore ! C’est à conseiller dès 6 ans. ❤❤❤

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Nôar le corbeau de Guy Jimenes et Amélie Jackowski. Benjamins média. 22 euros.

février 7th, 2012

Seul ou ensemble ? à Saint-Paul Trois Châteaux…

par Gaëlle

Seul ou ensemble ?

Telle était la thématique de l’édition 2012 de la fête du livre jeunesse de Saint-Paul Trois Châteaux qui s’est tenue la semaine dernière.

Il y avait beaucoup de vent et il faisait trèèèès froid, mais ceci ne compte pas parce que…

un éditeur à l’honneur : (Les Grandes Personnes).

J’ai discuté avec Thomas Scotto à peine arrivée jeudi matin. Il est le premier visage ami que j’ai vu et cela s’est poursuivi durant 2 jours, plein plein d’autres visages-amis, de rencontres et de retrouvailles.

J’ai rencontré Maud Lethielleux et échangé avec elle. Cette première rencontre « en vrai » me restera longtemps en mémoire.

J’ai écouté Clotilde Perrin, Germano Zullo et Rascal parler des liens entre textes et images ; souvent ri grâce à l’à-propos de Rascal ; écouté J.-F. Sourdais revenir sur la création de l’association des librairies spécialisées jeunesse.

J’ai vu avec plaisir l’expo d’originaux de Fred Bernard et François Roca.

Dédicace de Lionel Le Néouanic

J’ai admiré la passion de Lionel Le Néouanic pour son livre interdit il y a un peu plus d’1 an -« le plus beau des cadeaux », (Les Grandes Personnes)- et qu’il retravaille afin qu’il soit à nouveau disponible… 

Dédicace de Clotilde Perrin

Dédicace de Marjorie Pourchet

J’ai réfléchi aux blogs, sites et autres communautés de lecteurs ; écouté la passion de Florence Barrau pour sa maison d’édition -(Les Grandes Personnes) : l’éditeur à l’honneur cette année au salon- et son travail ; considéré l’individualité par rapport aux bandes d’enfants dans les romans ; souri de voir la complicité entre Fred Bernard et François Roca, rencontré Marjorie Pourchet et revu Emilie Vast.

Dédicace de Fred Bernard et François Roca

Dédicace d’Emilie Vast

J’ai ramené de jolies dédicaces sur quelques livres qui sont autant de beaux souvenirs de vraies rencontres avec leurs auteurs-illustrateurs.

Et c’est le cœur content que je suis revenue chez moi vendredi soir et avec plein de belles choses auxquelles repenser (le crumble aux fruits rouges dévoré jeudi soir en fait partie, :-) )

février 5th, 2012

1 an et 26 lettres… A, B… Zzzzz!

par Gaëlle

A la demande de Bauchette, voici mon abécédaire-bilan de 2011 !

A comme abécédaires (héhé, ben oui, justement 2011 est MA grande année de l’abécédaire, j’en ai acheté tout un tas et j’en ai fait aussi plusieurs !)

B comme badge. Indispensable.

C comme les Cable Cars de San Francisco. C comme cupcake

D comme De quelle couleur est le vent, un album ❤ ❤ ❤ signé Anne Herbauts.

E comme écrire… pour le blog, sur les livres, pour des magazines de littérature jeunesse, pour moi…

F comme fête du livre jeunesse de St-Paul Trois Châteaux, l’in-con-tour-nable du mois de février.

G comme les Grandes Personnes. Une splendide maison d’édition.

H comme Hélium, une autre maison d’édition que j’adoooore.

I comme m’inquiéter, j’y consacre trop de temps. Et I comme images, illustrations

J comme resto japonais, ma nouvelle cantine près de la librairie.

K comme kids… ou K comme Kusmi Tea, une de mes addictions.

L comme Londres, Los Angeles, 2 villes tentaculaires dont je n’ai sillonné que des bouts. Et L comme Livre, Lecture, Librairie, Littérature jeunesse, LIRE, livres pour enfants…

M comme Mouk !! le livre, le dessin animé, Mouk quoi !

N comme New-York, la destination des prochaines vacances d’été.

O comme Ottoline (c’est Apolline en français !). J’adore cette série de livres et je les conseille super souvent à la librairie.

P comme pommes. Pas un jour sans.

Q comme Queen. Bon, je triche, je n’ai pas vu la reine d’Angleterre mais son palais quand je suis allée à Londres…

R comme le Royaume de Kensuké de Michael Morpurgo. Un roman que je conseille très très régulièrement à la librairie.

S comme Séries télé. Totalement accro à beaucoup d’entre elles.

T comme le musée Tate Modern de Londres pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur.

U comme Une chanson d’ours, un super album de Benjamin Chaud.

V comme Victorian Houses (j’ai adoré les photographier à San Francisco)

W comme Whole Foods, une chaîne de magasins anglo-saxons d’alimentation que je voudrais beaucoup voir en France.

X comme X-ing (crossing ou pedestrian crossing : cette indication au sol signale les passages piétons aux Etats-Unis)

Y comme Yellow Cab (les taxis jaunes des Etats-Unis !)

Z comme faire le Zouave. Ahah !

Et je tague maintenant Lucie, Miss Tartine, Framboise, Alice et Virginie, Caroline, Catherine et Emma!

 

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janvier 30th, 2012

« (…) je faisais trop souvent semblant de comprendre ce que je ne comprenais pas. »

par Gaëlle

Anka fait l’objet d’une lecture commune avec Bauchette et je vous invite à passer par chez elle!

Le père de Marco a contracté un mariage blanc il y a plus de 10 ans avec une jeune roumaine, Anka. C’était seulement pour l’argent, il n’en a jamais parlé à son fils… Quand la jeune femme décède, la police débarque et laisse ses effets personnels chez Marco. Ce dernier apprend tout en même temps -le mariage blanc et la mort d’Anka- et s’il a tout d’abord du mal à composer avec ces nouvelles, il va vite se prendre de passion pour l’histoire d’Anka. Comment a-t-elle pu mourir malade de la tuberculose, à 29 ans, dans la ville qu’il habite lui-même, Marseille? Marco va fouiller le passé de la jeune femme, il va interroger les personnes qui la côtoyaient afin d’en savoir plus, elle devient son obsession. Il fait la découverte d’un destin brisé et malheureux, qui le poussera à l’irréparable…

Je n’étais plus tout à fait certain que les contours du monde et de mon corps existaient vraiment -ça crépitait de partout.

Les chapitres sont entrecoupés de flash-back mettant en scène Anka au cours de sa vie. L’alternance de ces pages avec le récit de Marco fait que le puzzle se forme petit à petit avec Marseille en toile de fond. C’est une ville dure, brutale dans laquelle Anka n’a aucune attache et que Marco considère durement (comme le reste du monde d’ailleurs). La tension monte efficacement et inexorablement tout du long du roman… que réserve la fin…? Que nous réserve Guillaume Guéraud?

 (…) l’envie que ça explose affleurait de partout.

On pense à Je mourrai pas gibier du même auteur après avoir tourné la dernière page d’Anka. Le monde que décrit l’auteur marche à l’envers, l’injustice et la misère poussent les héros d’Anka comme de Je mourrai pas gibier à l’extrême. Anka est un court roman très fort, très prenant avec des phrases et 1 écriture coup de poing. Guillaume Guéraud fait se poser des questions sur notre société et ce qu’on laisse passer sans réagir. C’est noir, dur, ça fait réfléchir, s’émouvoir, ça ne laisse pas tranquille… bref, Anka est un excellent roman qui ne se lâche pas une fois commencé. Il est à conseiller dès 14-15 ans.

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Anka de Guillaume Guéraud. Rouergue (doAdo noir). 9,50 euros.

d’autres avis : celui de Simon de M’Lire et celui de Jean de la Soupe de l’espace.

janvier 29th, 2012

(…) une fillette d’une dizaine d’années lui jette un regard perçant. Cela ne dure qu’une fraction de seconde, mais ce regard, si puissant malgré la distance, reste gravé sous ses paupières. »

par Gaëlle

(cette citation est extraite du très beau retour de la demoiselle de Cathy Ytak (L’école des loisirs, Médium).)

en cette après-midi de fin janvier, il fait gris, une fleur de thé se déploie dans ma théière… 2012 est bel et bien commencée. ce matin, avant de vraiment réunir toutes mes cartes de voeux ❤❤❤, j’ai lu (et terriblement aimé) le roman Le retour de la demoiselle de Cathy Ytak (L’école des loisirs, Médium)… (j’en dis plus cette semaine!)

il y a sur ce bout de mur un peu de Bauchette, de Lucie, de Matisse et sa maman, de Didier jeunesse, d’Albin, de Rue du Monde, des épiciers de l’orage et de ma copine-anyway.

un autre extrait du retour de la demoiselle :

Brian s’évade et rêve d’un autre monde, loin des cris et de la fureur des guerres. Un monde où les gens vivraient en paix, où la nature serait simplement respectée. Un humain, un arbre, un animal.  Une pierre, de l’eau. Tous indispensables, tous irremplaçables. Avec la musique au centre, pour relier les hommes et la terre qui les porte.

janvier 28th, 2012

((fin de semaine))

par Gaëlle

Qui je suis? et Qui me ressemble? de Nicola Davies et Marc Boutavant. Seuil Jeunesse.

L’imagier des couleurs et L’imagier des oursons d’Elisabeth Ivanovsky chez Gautier-Languereau.

Petit Chien d’Anne Brouillard. Seuil Jeunesse.

 - il y a eu des arrivées ❤❤❤ à la librairie : 2 nouveaux super-chouettes albums documentaires illustrés par Marc Boutavant, 2 imagiers irrésistibles signés Elisabeth Ivanovsky chez Gautier-Languereau et un nouvel album d’Anne Brouillard!

 - hier à la librairie, je suis tombée sur cette horreur, enfin non, disons une curiosité! 1982, c’est mon année! Bibifoc, Dorothée, Lady Oscar, Astrapi… tout ce qui a marqué cette fameuse ( :-) :-) ) année… ça fait sourire!)

 - je lis en anglais : Lulu and the brontosaurus de Judith Viorst et Lane Smith. Atheneum Books et Claude in the city d’Alex T. Smith. Hodder Children’s Books (Claude in the city sera disponible très bientôt en français chez Milan sous le titre Les aventures de Léon).

 - mes prochaines lectures seront Madame Pamplemousse and the Time-Travelling Café (Rupert Kingfisher et Sue Hellard. Bloomsbury) et Bertille au chocolat (Annelise Heurtier et Elice. Alice Jeunesse).

 - j’ai réuni mes cartes de voeux préférées.

Bon week-end à vous!

janvier 26th, 2012

((DIY… des cake pop (à ma façon) pour le goûter!))

par Gaëlle

1. Il y a quelques jours, je ne savais pas ce que voulait dire DIY. Je voyais le mot partout, il y a une vraie déferlante sur les blogs et j’ai enfin cherché, ça veut dire Do It Yourself, soit « faites-le vous-même ». Ça touche tous les domaines, couture, cuisine, etc. Et je dois dire que ça me plaît assez, de faire des choses par soi-même au lieu d’acheter toujours tout prêt…

2. et puis aujourd’hui, il a fait drôlement gris-pas-beau-pas-rigolo… pour combattre cette morosité du ciel, moi j’ai dit CaKe pOp!!!

Bref, ce soir, je vous fais part de mon DIY à moi, ma recette de cake pop anti ciel gris ;-)

tout d’abord, qu’est-ce qu’un cake pop??

Le terme « cake pop » a été formé par la contraction des mots « cake » et « lollipop » (sucette en anglais). Le cake pop est donc une « sucette gâteau ».

-extrait du bien nommé Cake Pop (paru il y a quelques jours chez Marabout) qui m’a accompagné cette après-midi!

Pour faire des cake pop, il ne faut pas grand chose… des biscuits (la base), du fromage frais (le « liant »), un glaçage qui permettra aux décos pour ptits gâteaux de tenir et des bâtonnets en bois.

j’ai émietté 100 grammes de biscuits (Thé en l’occurrence) et mélangé quelques 100 grammes de St-Morêt (je ne suis pas sûre des proportions, il faut y aller petit à petit jusqu’à obtenir une consistance ni collante ni émiettée!). Faire des petites boules de pâte et les placer 20 minutes au congélateur (pas plus, sinon ça gèle!).

J’ai fait fondre 2 barres de chocolat blanc à pâtisser avec 1 cuillère d’eau. Et là commence la confection du cake pop. Il faut au préalable préparer des contenants avec les décos!

Il faut tremper sur 2 cm le bâtonnet dans le chocolat fondu et le piquer dans une des boules de pâte que l’on va plonger dans le chocolat (vite vite), faire tourner et après il reste à rouler la sucette dans les décos. Réserver au frigo 1h30-2h et déguster avec un thé (ça n’est qu’une suggestion ;-) )… et miam! (mais la prochaine fois, je prendrai d’autres biscuits, des plus funs.)

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 Cake Pop d’Orathay et photos de Charlotte Lascève. Marabout. 7,99 euros.

janvier 26th, 2012

Lecture ❤❤❤ de fin janvier #2

par Gaëlle

 

Depuis la mort de ses parents, Katrina vit et travaille avec sa grand-mère qui tient un café. Alors qu’elle vient d’offrir un café à un sans-abri, ce dernier lui révèle qu’il est en fait un ange et lui propose d’exaucer son vœu le plus cher.

A priori, ces quelques lignes n’avaient rien pour retenir mon attention mais est passée par là et m’a dit qu’elle l’avait aimé alors je suis allée plus loin. Commencé un soir et fini le lendemain matin, le fait est que j’ai vite accroché, l’histoire de Katrina et l’atmosphère romanesque de ce roman m’ont emportée !

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Café givré est donc l’histoire de Katrina, une jeune fille qui se trouve profondément banale et qui reçoit la visite céleste d’un ange… Il est là pour délivrer un message à 1 habitant de Nordby et au passage, il peut lui exaucer 1 vœu mais le fait est que Katrina est plus que sceptique, elle ne croit pas à tout ça.

Elle ne se laissera pas atteindre par la facilité quand elle réalise que Malcolm (l’ange) a un vrai pouvoir…

Par contre, elle va devoir prendre son courage à 2 mains pour sauver Chez Anna, le café qui lui permet, elle et sa grand-mère, de vivre depuis la mort de ses parents ; contrer la malhonnêteté du patron du bar d’à côté, le Java Heaven, par son intelligence…

Elle devra également faire preuve de discernement lorsque son meilleur ami Vincent sortira avec une fille et qu’elle se découvre jalouse alors qu’elle clamait jusque là qu’elle n’était pas amoureuse de lui. Quant à la fin, elle m’a agréablement étonnée, je ne m’y attendais pas ! Bref, Café givré est une jolie surprise !

Il y a dans ce roman une ambiance à la Gilmore Girls je trouve, une petite communauté de personnes qui vivent autour d’un café, une petite communauté à laquelle le lecteur se joindrait volontiers…

Les fêtes du solstice commencent traditionnellement par la décoration d’un arbre géant qu’on dresse au milieu de la grande place. Petite, je remplissais une pomme de pin de beurre de cacahuètes et de graines pour les oiseaux, avant d’aller accrocher mon offrande dans l’arbre, comme tous les enfants de la ville. Puis, chaque famille apporte une vieille paire de chaussures et la place sous l’arbre. C’est une tradition venue du Vieux Monde qui symbolise la paix et l’harmonie entre les membres de notre communauté. Saint-Nicolas vient ensuite, chargé de bonbons, et nous chantons des chants de Noël dans les rues en nous arrêtant à chaque boutique pour récolter des cadeaux et des douceurs. Le soir, tout le monde se met sur son trente et un pour le grand bal dans le hall des Fils de la Norvège. Il y a du saumon et des petits pains chauds, et on oublie les sandwichs sous plastique et les gelées chimiques.

Café givré n’est pas une bluette comme je l’imaginais à la lecture de la 4ème de couverture, c’est un bon roman avec lequel j’ai passé un drôle de bon moment avec des personnages bien attachants !

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Café givré de Suzanne Selfors. Flammarion (Tribal). 11 euros.

janvier 25th, 2012

Lecture ❤❤❤ de fin janvier #1

par Gaëlle

Plus elle cherchait à se forger une identité plus elle devenait… TOUT LE MONDE. Et puis un jour, elle est devenue PERSONNE.

Elle s’est EFFACEE. Pouf.

Remise à zéro.

Elle ne se souvient de rien. C’est la page blanche. Elle est sur un banc et elle ne sait pas comment elle s’appelle, ne sait pas où elle habite et ne se souvient plus du code de son ordinateur (lorsqu’elle aura retrouvé son adresse!).

Elle va fouiller le passé, son appartement, sa bibliothèque, poser des questions autour d’elle et réunir tout un tas de faits qu’elle essaie –vainement– d’assembler.

Je suis QUI, moi ?

Elle parle d’elle à la 3ème personne. Cette Eloïse Pinson qu’elle est censée être est une étrangère qui l’agace régulièrement.

La fin est juste superbe. Après plusieurs jours de quasi-dépression, de recherches qui ne mènent à rien, de tentatives pour renouer avec le passé, elle prendra une décision radicale et courageuse : faire table rase du passé…

Au début, c’est la page qui est blanche, l’histoire d’une jeune femme qui ne se souvient de rien et c’est flippant.

A la fin, c’est le mur de l’appartement d’Eloïse qui est blanc. Mais ce n’est pas angoissant, au contraire, elle a l’avenir devant elle et elle peut se consacrer à construire une vie dont elle est fière, une vie où elle s’est affranchie des avis d’une société étouffante peuplée par des moutons.

Boulet et Pénélope Bagieu signent une BD qui se lit d’une traite, on est vite accroc à l’histoire de cette jeune femme qui se découvre un moi qu’elle n’aime pas. Elle a la possibilité de changer et la conclusion est qu’il n’est jamais trop tard pour évoluer, pour changer !

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La page blanche de Boulet et Pénélope Bagieu. Delcourt (Mirages). 22,95 euros.

(pour toutes les images : copyright Pénélope Bagieu, Delcourt, 2012)

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