je livre ce soir un des passages que j’ai terriblement aimés dans ce roman lu d’une traite hier.
Je suis allée dans ma chambre, et j’ai feuilleté les livres sur mon étagère. J’en ai sorti trois, trois des albums les plus extraordinaires du monde. Max et les maximonstres de Maurice Sendak, La chasse à l’ours de Michael Rosen et Dogger de Shirley Hugues. Je me suis allongée sur mon lit et je les ai lus, j’ai regardé leurs images exactement comme quand j’étais petite. J’ai dansé la danse des maximonstres avec Max, je me suis risquée dans la caverne de l’ours avec toute la famille, je me suis vraiment triste pour Dave qui avait perdu son jouet, Dogger, puis vraiment heureuse pour lui quand il l’a retrouvé.
Je les ai relus une deuxième fois, et je suis devenue songeuse, je me suis souvenue de papa, de la façon dont il me lisait ces livres juste avant que je m’endorme. Je n’ai pas d’image de lui très forte. J’ai l’impression de l’entendre à moitié, de le voir à moitié, comme si c’était le personnage d’un rêve qu’on a d’autant plus de mal à se rappeler qu’on essaie de le faire. Quand je lis les mots de ces livres, il me semble entendre à moitié le son de sa voix qui me les lisait.
Ce roman, c’est Je m’appelle Mina de David Almond et il est sorti il y a quelques jours chez Gallimard jeunesse.








































